<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" version="2.0"><channel><title>ENSEMBLE - Radio C-Lab</title><itunes:subtitle>Série de créations sonores originales pour de nouveaux imaginaires collectifs</itunes:subtitle><link>https://www.c-lab.fr/emission/ensemble.html</link><description><![CDATA[Série de créations sonores originales pour de nouveaux imaginaires collectifs]]></description><itunes:summary>Série de créations sonores originales pour de nouveaux imaginaires collectifs</itunes:summary><image><title>ENSEMBLE - Radio C-Lab</title><link>https://www.c-lab.fr/emission/ensemble.html</link><url>https://www.c-lab.fr/emission/itunes/ensemble.jpg</url></image><itunes:image href="https://www.c-lab.fr/emission/itunes/ensemble.jpg"/><itunes:author>Maintenant</itunes:author><itunes:owner><itunes:name>Maintenant</itunes:name><itunes:email>contact@c-lab.fr</itunes:email></itunes:owner><itunes:category>Music</itunes:category><language>fr-FR</language><copyright>2026 - C-Lab.fr</copyright><item><title>ENSEMBLE 015 - Sovel Dance Collective : Conversations in Form and Tradition</title><description><![CDATA[Conversations in Form and Tradition« Ce podcast explore la tension entre le respect des formes musicales et le désir de les transformer, les étirer, parfois jusqu’à les déformer. C’est un hommage à l’extase, au collectif et à la transgression. Les morceaux choisis s’appuient sur des techniques simples, des styles anciens et des mélodies ludiques, mais toujours avec l’envie d’en repousser les contours. C’est cette tension féconde entre tradition et déviation qui façonne notre manière de concevoir notre musique.Le voyage débute avec Thelonious Monk, figure emblématique du jazz qui incarne à la perfection cette idée d’être à la fois “au-dedans” et “au-dehors” d’un style musical. D’abord considéré comme trop avant-gardiste, il a eu une influence si ancrée dans la musique qu’il est difficile aujourd’hui de distinguer ce que nous appelons le « jazz » de « Monk ». Dénuée de ses habituelles dissonances anguleuses et chromatiques, cette courte et sentimentale section de cuivres résonne comme une comptine.&amp;nbsp;Puis, le rythme ralentit : place à une écoute longue, un retour au point de départ. « Spirits Rejoice » d’Albert Ayler&amp;nbsp;est joué dans son intégralité : comment aurions-nous pu faire autrement ? Dès les premières notes, brutes et bouleversantes, nous sommes plongé·es dans sa vision du monde. C’est un rêve de parvenir à transmettre ce que l’on ressent par sa propre musique. Et une fois encore, de pouvoir faire évoluer des mélodies simples et traditionnelles vers des formes nouvelles.&amp;nbsp;Il est important pour nous d’admettre que notre inspiration ne se limite pas au jazz : les expérimentations du compositeur et théoricien Pierre Schaeffer sur bandes magnétiques ont tracé la voie de nos propres expérimentations sur cassettes. En enregistrant, manipulant et arrangeant divers sons produits par des trains, il s’est, lui aussi, émancipé des conventions.Un autre moment marquant de ce podcast : le bouleversant diptyque autour de “Amazing Grace” en dit long sur nos affinités musicales. D’un côté, la version d’Aretha Franklin, un gospel euphorique “en live” dans une église ; de l’autre, celle de Jackie-O Motherfucker, plus abstraite et radicale. Toutes deux poussent ce vieil hymne bien connu vers ses extrêmes : en durée, en intensité, en émotion. Issues du gospel comme des musiques expérimentales, ces chansons déploient et transforment ce morceau mythique en conservant sa puissance.&amp;nbsp;Aux côtés de titans de la musique comme Monk, Ayler ou encore Aretha Franklin, il nous semblait important d’inclure des artistes qui nous sont proches : Milkweed, Max Syedtollan, Shakeeb Abu Hamdan &amp;amp; Sholto Dobie. Leur musique nous inspire de manière bien plus intime, plus directe. Nous sommes profondément influencé·es par les communautés dans lesquelles nous évoluons, en dialogue permanent avec nos ami·es et camarades musicaux·les.Des liens esthétiques se tissent tout au long de cette sélection, jusqu’au dernier échange : celui de Pelt avec John Fahey. Deux artistes qui ont joué un rôle majeur dans notre propre parcours, et à qui le folk doit tant pour avoir fait bouger ses lignes.&amp;nbsp;Nous remercions toutes les personnes que nous avons écoutées, et bien sûr toutes celles qui ont ouvert la voie avant. »Shovel Dance CollectiveShovel Dance Collective est un groupe uni par une passion pour la musique traditionnelle. Iels ne la considèrent pas comme un artefact, mais comme une activité communautaire vivante et accueillante. Le matériau avec lequel iels travaillent devient une musique boue, un patchwork assemblé et réagencé, porteur des voix des opprimé·es et de celles et ceux qui, par leur travail, ont créé et créent encore la richesse du monde.]]></description><itunes:summary>Conversations in Form and Tradition« Ce podcast explore la tension entre le respect des formes musicales et le désir de les transformer, les étirer, parfois jusqu’à les déformer. C’est un hommage à l’extase, au collectif et à la transgression. Les morceaux choisis s’appuient sur des techniques simples, des styles anciens et des mélodies ludiques, mais toujours avec l’envie d’en repousser les contours. C’est cette tension féconde entre tradition et déviation qui façonne notre manière de concevoir notre musique.Le voyage débute avec Thelonious Monk, figure emblématique du jazz qui incarne à la perfection cette idée d’être à la fois “au-dedans” et “au-dehors” d’un style musical. D’abord considéré comme trop avant-gardiste, il a eu une influence si ancrée dans la musique qu’il est difficile aujourd’hui de distinguer ce que nous appelons le « jazz » de « Monk ». Dénuée de ses habituelles dissonances anguleuses et chromatiques, cette courte et sentimentale section de cuivres résonne comme une comptine.&amp;nbsp;Puis, le rythme ralentit : place à une écoute longue, un retour au point de départ. « Spirits Rejoice » d’Albert Ayler&amp;nbsp;est joué dans son intégralité : comment aurions-nous pu faire autrement ? Dès les premières notes, brutes et bouleversantes, nous sommes plongé·es dans sa vision du monde. C’est un rêve de parvenir à transmettre ce que l’on ressent par sa propre musique. Et une fois encore, de pouvoir faire évoluer des mélodies simples et traditionnelles vers des formes nouvelles.&amp;nbsp;Il est important pour nous d’admettre que notre inspiration ne se limite pas au jazz : les expérimentations du compositeur et théoricien Pierre Schaeffer sur bandes magnétiques ont tracé la voie de nos propres expérimentations sur cassettes. En enregistrant, manipulant et arrangeant divers sons produits par des trains, il s’est, lui aussi, émancipé des conventions.Un autre moment marquant de ce podcast : le bouleversant diptyque autour de “Amazing Grace” en dit long sur nos affinités musicales. D’un côté, la version d’Aretha Franklin, un gospel euphorique “en live” dans une église ; de l’autre, celle de Jackie-O Motherfucker, plus abstraite et radicale. Toutes deux poussent ce vieil hymne bien connu vers ses extrêmes : en durée, en intensité, en émotion. Issues du gospel comme des musiques expérimentales, ces chansons déploient et transforment ce morceau mythique en conservant sa puissance.&amp;nbsp;Aux côtés de titans de la musique comme Monk, Ayler ou encore Aretha Franklin, il nous semblait important d’inclure des artistes qui nous sont proches : Milkweed, Max Syedtollan, Shakeeb Abu Hamdan &amp;amp; Sholto Dobie. Leur musique nous inspire de manière bien plus intime, plus directe. Nous sommes profondément influencé·es par les communautés dans lesquelles nous évoluons, en dialogue permanent avec nos ami·es et camarades musicaux·les.Des liens esthétiques se tissent tout au long de cette sélection, jusqu’au dernier échange : celui de Pelt avec John Fahey. Deux artistes qui ont joué un rôle majeur dans notre propre parcours, et à qui le folk doit tant pour avoir fait bouger ses lignes.&amp;nbsp;Nous remercions toutes les personnes que nous avons écoutées, et bien sûr toutes celles qui ont ouvert la voie avant. »Shovel Dance CollectiveShovel Dance Collective est un groupe uni par une passion pour la musique traditionnelle. Iels ne la considèrent pas comme un artefact, mais comme une activité communautaire vivante et accueillante. Le matériau avec lequel iels travaillent devient une musique boue, un patchwork assemblé et réagencé, porteur des voix des opprimé·es et de celles et ceux qui, par leur travail, ont créé et créent encore la richesse du monde.</itunes:summary><pubDate>Mon, 15 Sep 2025 00:00:00 +0200</pubDate><enclosure url="https://www.c-lab.fr/podcasts-dl/podcasts/ense/ense250914.mp3" type="audio/mpeg"/><itunes:duration/><guid>https://www.c-lab.fr/podcasts-dl/podcasts/ense/ense250914.mp3</guid><itunes:image href="https://www.c-lab.fr/emission/ensemble/itunes/ensemble-015-sovel-dance-collective-conversations-in-form-and-tradition.jpg"/></item><item><title>ENSEMBLE 014 - Maya Shenfeld - A palace in time</title><description><![CDATA[A palace in time« Ces deux dernières années, j’ai beaucoup réfléchi au temps. Pour moi, cette préoccupation a une origine musicale : j’ai toujours considéré la musique comme une manière de sculpter le temps. Le titre de mon dernier album, Under the Sun, est un jeu de mots sur la citation bien connue d’Eclesstiastis, « Il n’y a rien de nouveau sous le soleil », qui pose la question suivante : y a-t-il vraiment quelque chose de nouveau ? À la lumière de la crise climatique imminente, pouvons-nous parler, de manière stoïque, de l’éternelle répétition cosmique avec la même certitude ?Mon point de départ a été la notion de sabbat d’Abraham Joshua Heschel, qu’il appelle « un palais dans le temps ». Pour Heschel, la vie moderne est dominée par une obsession de l’espace – de la construction, de la maîtrise et de la conquête des choses de l’espace. Nous sommes obsédés par la production de « choses ». Jenny Odell, dans son livre How to Do Nothing, s’intéresse également, d’une certaine manière, à la façon dont nous avons transformé le temps en une « chose » comme une autre, en une valeur à extraire du temps.Aujourd’hui, le temps est capturé et monétisé par les plateformes en ligne. Pour gagner notre temps, notre attention, les plateformes en ligne nous transforment en doom-scrollers obéissants. Nos angoisses sont amplifiées, la polarisation est aggravée, les différences sont aiguisées, la colère est attisée. Lorsque nous ne travaillons pas, on attend de nous que nous consommions et partagions des médias, que nous fassions notre propre promotion ou que nous défendions une cause – souvent les deux à la fois. Le temps est la monnaie clé de cette logique. Le temps, c’est de l’argent, comme on dit.Mais les penseurs présentés dans ce podcast proposent une alternative : ralentir, écouter, observer la beauté, afin de cultiver un autre type d’attention – une attention fondée sur l’ouverture au monde.Des enregistreurs, des orgues, des cordes, des vocodeurs, des distorsions et des synthétiseurs analogiques se mêlent avec de courts extraits de conversations et de conférences qui ont résonné en moi au cours de l’année écoulée. Les extraits proviennent d’une conférence de Jenny Odell sur son livre How to do Nothing, et de deux épisodes du podcast d’Ezra Klein : une conversation qu’il a eue avec Judith Shulevitz sur son livre The Sabbath World : Glimpses of a Different Order of Time, et une conversation récente avec la romancière Marilynne Robinson, qui portait sur son nouveau livre Reading Genesis.Avec l’amour et les remerciements de Gineke Pranger. »ensemble 014 est une création de Maya Shenfeld, produite par Electroni[k] / Maintenant festival, en coproduction avec Les Siestes dans le cadre de SHAPE+.Maya ShenfeldMaya Shenfeld est une compositrice et musicienne née à Jérusalem et basée à Berlin. Sa musique est empreinte d’une puissance évocatrice et d’une intimité saisissante, explorant l’intersection des méthodes de production musicale dérivées de la musique populaire, électronique et expérimentale, ainsi que la temporalité, la focalisation et l’écoute somatique.]]></description><itunes:summary>A palace in time« Ces deux dernières années, j’ai beaucoup réfléchi au temps. Pour moi, cette préoccupation a une origine musicale : j’ai toujours considéré la musique comme une manière de sculpter le temps. Le titre de mon dernier album, Under the Sun, est un jeu de mots sur la citation bien connue d’Eclesstiastis, « Il n’y a rien de nouveau sous le soleil », qui pose la question suivante : y a-t-il vraiment quelque chose de nouveau ? À la lumière de la crise climatique imminente, pouvons-nous parler, de manière stoïque, de l’éternelle répétition cosmique avec la même certitude ?Mon point de départ a été la notion de sabbat d’Abraham Joshua Heschel, qu’il appelle « un palais dans le temps ». Pour Heschel, la vie moderne est dominée par une obsession de l’espace – de la construction, de la maîtrise et de la conquête des choses de l’espace. Nous sommes obsédés par la production de « choses ». Jenny Odell, dans son livre How to Do Nothing, s’intéresse également, d’une certaine manière, à la façon dont nous avons transformé le temps en une « chose » comme une autre, en une valeur à extraire du temps.Aujourd’hui, le temps est capturé et monétisé par les plateformes en ligne. Pour gagner notre temps, notre attention, les plateformes en ligne nous transforment en doom-scrollers obéissants. Nos angoisses sont amplifiées, la polarisation est aggravée, les différences sont aiguisées, la colère est attisée. Lorsque nous ne travaillons pas, on attend de nous que nous consommions et partagions des médias, que nous fassions notre propre promotion ou que nous défendions une cause – souvent les deux à la fois. Le temps est la monnaie clé de cette logique. Le temps, c’est de l’argent, comme on dit.Mais les penseurs présentés dans ce podcast proposent une alternative : ralentir, écouter, observer la beauté, afin de cultiver un autre type d’attention – une attention fondée sur l’ouverture au monde.Des enregistreurs, des orgues, des cordes, des vocodeurs, des distorsions et des synthétiseurs analogiques se mêlent avec de courts extraits de conversations et de conférences qui ont résonné en moi au cours de l’année écoulée. Les extraits proviennent d’une conférence de Jenny Odell sur son livre How to do Nothing, et de deux épisodes du podcast d’Ezra Klein : une conversation qu’il a eue avec Judith Shulevitz sur son livre The Sabbath World : Glimpses of a Different Order of Time, et une conversation récente avec la romancière Marilynne Robinson, qui portait sur son nouveau livre Reading Genesis.Avec l’amour et les remerciements de Gineke Pranger. »ensemble 014 est une création de Maya Shenfeld, produite par Electroni[k] / Maintenant festival, en coproduction avec Les Siestes dans le cadre de SHAPE+.Maya ShenfeldMaya Shenfeld est une compositrice et musicienne née à Jérusalem et basée à Berlin. Sa musique est empreinte d’une puissance évocatrice et d’une intimité saisissante, explorant l’intersection des méthodes de production musicale dérivées de la musique populaire, électronique et expérimentale, ainsi que la temporalité, la focalisation et l’écoute somatique.</itunes:summary><pubDate>Mon, 08 Sep 2025 00:00:00 +0200</pubDate><enclosure url="https://www.c-lab.fr/podcasts-dl/podcasts/ense/ense250907.mp3" type="audio/mpeg"/><itunes:duration/><guid>https://www.c-lab.fr/podcasts-dl/podcasts/ense/ense250907.mp3</guid><itunes:image href="https://www.c-lab.fr/emission/ensemble/itunes/ensemble-014-maya-shenfeld-a-palace-in-time.jpg"/></item><item><title>ENSEMBLE 013 - Noémi Büchi : Le réel à l'état brut </title><description><![CDATA[Le réel à l'état brut&amp;nbsp;“L’art, directement ou indirectement, est l’expression d’un souci métaphysique conscient ou inconscient, et c’est ce qui le rend à la fois précieux et dépréciable, indispensable et superflu. Son contenu est dans ce sens inclassable — alors que dans le monde d’aujourd’hui tout est classé, évalué et noté. Nous vivons dans des sociétés paradoxales, d’anxiété, de forces occultes et en même temps d’ingéniosité et d’éclats esthétiques. Parallèlement aux mouvements sociétaires qui refusent ou remettent en question les modèles classiques, comme ceux des genres, du patriarcat et des catégories sociales, l’art aujourd’hui se retire des idées normatives et se nourrit d’une nouvelle fraîcheur rationnelle et morale.L’influence subtile de ces transformations sociétaires engage la recherche musicale contemporaine vers une dissolution de modèles fixes, tout en s’inspirant de ces derniers. La beauté et la force des idées nouvelles sont d’utiliser la richesse des possibilités et en même temps de les fuir. En amplifiant le réel par des œuvres et une activité non-utilitaire, la musique nous le fait, non pas comprendre, mais toucher du doigt. Elle est l’expression profonde du mystère qui définit notre condition humaine et non pas une marchandise monnayable, dans le sens du monde de l’évaluation et de la classification. Les morceaux et les extraits d’interviews choisis pour ce podcast sont le reflet de ce monde paradoxal à la fois inquiétant et euphorisant. Ils sont l’écho de la densité du monde avec sa violence, sa déliquescence, sa fragilité, mais aussi sa puissance, son ingéniosité et sa beauté. Le dépassement des genres ainsi que la réappropriation d’éléments hétérogènes issus de la musique classique, du jazz, de la musique de films, de la musique folklorique, rappellent l’épaisseur complexe du monde par des réminiscences musicales appartenant à la mémoire collective qui réveillent d’étranges connexions. Univers musical qui effleure le réel à l’état brut.”Noémi BüchiNoémi Büchi est une compositrice et artiste sonore franco-suisse dont la musique combine électronique et symphonie de manière maximale. Sa musique se distingue par un mélange subtil de rythmes texturés et de sons électroacoustiques et orchestraux.]]></description><itunes:summary>Le réel à l'état brut&amp;nbsp;“L’art, directement ou indirectement, est l’expression d’un souci métaphysique conscient ou inconscient, et c’est ce qui le rend à la fois précieux et dépréciable, indispensable et superflu. Son contenu est dans ce sens inclassable — alors que dans le monde d’aujourd’hui tout est classé, évalué et noté. Nous vivons dans des sociétés paradoxales, d’anxiété, de forces occultes et en même temps d’ingéniosité et d’éclats esthétiques. Parallèlement aux mouvements sociétaires qui refusent ou remettent en question les modèles classiques, comme ceux des genres, du patriarcat et des catégories sociales, l’art aujourd’hui se retire des idées normatives et se nourrit d’une nouvelle fraîcheur rationnelle et morale.L’influence subtile de ces transformations sociétaires engage la recherche musicale contemporaine vers une dissolution de modèles fixes, tout en s’inspirant de ces derniers. La beauté et la force des idées nouvelles sont d’utiliser la richesse des possibilités et en même temps de les fuir. En amplifiant le réel par des œuvres et une activité non-utilitaire, la musique nous le fait, non pas comprendre, mais toucher du doigt. Elle est l’expression profonde du mystère qui définit notre condition humaine et non pas une marchandise monnayable, dans le sens du monde de l’évaluation et de la classification. Les morceaux et les extraits d’interviews choisis pour ce podcast sont le reflet de ce monde paradoxal à la fois inquiétant et euphorisant. Ils sont l’écho de la densité du monde avec sa violence, sa déliquescence, sa fragilité, mais aussi sa puissance, son ingéniosité et sa beauté. Le dépassement des genres ainsi que la réappropriation d’éléments hétérogènes issus de la musique classique, du jazz, de la musique de films, de la musique folklorique, rappellent l’épaisseur complexe du monde par des réminiscences musicales appartenant à la mémoire collective qui réveillent d’étranges connexions. Univers musical qui effleure le réel à l’état brut.”Noémi BüchiNoémi Büchi est une compositrice et artiste sonore franco-suisse dont la musique combine électronique et symphonie de manière maximale. Sa musique se distingue par un mélange subtil de rythmes texturés et de sons électroacoustiques et orchestraux.</itunes:summary><pubDate>Mon, 01 Sep 2025 00:00:00 +0200</pubDate><enclosure url="https://www.c-lab.fr/podcasts-dl/podcasts/ense/ense250831.mp3" type="audio/mpeg"/><itunes:duration/><guid>https://www.c-lab.fr/podcasts-dl/podcasts/ense/ense250831.mp3</guid><itunes:image href="https://www.c-lab.fr/emission/ensemble/itunes/ensemble-013-noemi-buchi-le-reel-a-letat-brut.jpg"/></item><item><title>ENSEMBLE 012 - Emmanuelle Parrenin : La maison intérieure</title><description><![CDATA[La maison intérieure“La maison intérieure, c’est une représentation de notre monde intérieur. C’est un réceptacle, un refuge, un lieu sûr qui n’a besoin ni de fenêtres, ni de murs, ni de portes. Un lieu où s’abriter pour garder son intégrité face et au milieu des injonctions de ce monde. C’est aussi un espace qui vibre, qui résonne, et qui va chercher ce qui sait en nous.La résonance de ma maison d’enfance m’a profondément marquée, et est inscrite depuis toujours en moi. J’entendais le quatuor à cordes de mon père répéter inlassablement toute la journée. À travers l’interprétation et l’énergie insufflée par les musiciens, je pouvais percevoir les intentions et l’humeur générale, et aussi les notes, les phrasés en couleur par synesthésie. Cela provoquait en moi un émerveillement constant.Les épreuves de la vie m’ont amené à pratiquer le soin, l’accompagnement et l’écoute, à percevoir comment résonne la maison de l’autre, à entrer dans sa résonance comme on rentre dans la danse. Avec mes instruments, je me mets sur la même fréquence pour amplifier les voix, évaluer s’il faut faire le ménage, aider à mettre en vibration ce qui demande à voir le jour et à prendre son élan. Cette pratique m’a progressivement amené à créer mon propre outil de musicothérapie : la maïeuphonie*.”*démarche thérapeutique inventée par Emmanuelle Parrenin, permettant d’accoucher de toutes les voix qui nous habitent et d’aller chercher en soi celles qui n’ont jamais eu droit à la parole.Emmanuelle ParreninFigure iconique de la scène folk française, Emmanuelle Parrenin n’a jamais arrêté de polir son âme. Une voix du fond des âges, des gazouilis qui n’appartienent qu’à elle, et le don précieux de faire parler la vielle à roue, cet ancêtre moyenâgeux du drone.]]></description><itunes:summary>La maison intérieure“La maison intérieure, c’est une représentation de notre monde intérieur. C’est un réceptacle, un refuge, un lieu sûr qui n’a besoin ni de fenêtres, ni de murs, ni de portes. Un lieu où s’abriter pour garder son intégrité face et au milieu des injonctions de ce monde. C’est aussi un espace qui vibre, qui résonne, et qui va chercher ce qui sait en nous.La résonance de ma maison d’enfance m’a profondément marquée, et est inscrite depuis toujours en moi. J’entendais le quatuor à cordes de mon père répéter inlassablement toute la journée. À travers l’interprétation et l’énergie insufflée par les musiciens, je pouvais percevoir les intentions et l’humeur générale, et aussi les notes, les phrasés en couleur par synesthésie. Cela provoquait en moi un émerveillement constant.Les épreuves de la vie m’ont amené à pratiquer le soin, l’accompagnement et l’écoute, à percevoir comment résonne la maison de l’autre, à entrer dans sa résonance comme on rentre dans la danse. Avec mes instruments, je me mets sur la même fréquence pour amplifier les voix, évaluer s’il faut faire le ménage, aider à mettre en vibration ce qui demande à voir le jour et à prendre son élan. Cette pratique m’a progressivement amené à créer mon propre outil de musicothérapie : la maïeuphonie*.”*démarche thérapeutique inventée par Emmanuelle Parrenin, permettant d’accoucher de toutes les voix qui nous habitent et d’aller chercher en soi celles qui n’ont jamais eu droit à la parole.Emmanuelle ParreninFigure iconique de la scène folk française, Emmanuelle Parrenin n’a jamais arrêté de polir son âme. Une voix du fond des âges, des gazouilis qui n’appartienent qu’à elle, et le don précieux de faire parler la vielle à roue, cet ancêtre moyenâgeux du drone.</itunes:summary><pubDate>Mon, 25 Aug 2025 00:00:00 +0200</pubDate><enclosure url="https://www.c-lab.fr/podcasts-dl/podcasts/ense/ense250824.mp3" type="audio/mpeg"/><itunes:duration/><guid>https://www.c-lab.fr/podcasts-dl/podcasts/ense/ense250824.mp3</guid><itunes:image href="https://www.c-lab.fr/emission/ensemble/itunes/ensemble-012-emmanuelle-parrenin-la-maison-interieure.jpg"/></item><item><title>ENSEMBLE 011 - Aho Ssan : Hors temps</title><description><![CDATA[Hors temps« La temporalité prend racine partout : dans nos verbes, nos sentiments, les objets du quotidien. Elle est tout autour de nous lorsqu’on y prête attention. Beaucoup pensent que le temps est notre ennemi, lorsqu’on lui accorde trop d’importance.J’aurais préféré ne pas donner de nom à cette création, mais j’ai décidé de l’appeler « hors temps« . Ce mix vise à nous éloigner de l’emprise du temps, ressentir un nouvel espace mental et questionner ses acquis. La musique est un outil fondamental pour expérimenter différents états à venir : état méditatif, transe auditive, espace d’évasion… tant de noms, tant de formes.&amp;nbsp;Depuis ma première expérience « hors temps », j’essaye inlassablement d’y revenir. Je me rappelle encore au lycée écouter “I Wonder” de Kanye West dans ma chambre et être propulsé dans une tornade d’émotions totalement inconnues. S’est-il passé une seconde, une minute ou peut-être une heure ? Puis de nouveau avec “Getting There” de Flying Lotus, la photographie de Khalil Joseph, les mouvements de Storyboard P, la voix de Niki Randa. Comment est-ce possible ? La dernière œuvre qui m’a propulsé hors temps, c’est le film “Elephant still sitting”.&amp;nbsp;Incroyable expérience de plus de 4h réalisée par Ho Bu, élève de Béla Tarr, un autre réalisateur qui tente d’effacer la temporalité. Les destins entrecroisés et liens complexes entre différents personnages qui y sont développés, sont des thèmes qui se retrouvent également dans mon travail.Ce podcast est dédicacé à Ho Bu. »Aho SsanAho Ssan&amp;nbsp;est le nom d’artiste de Niamké Désiré, basé à Paris. Après des études de graphisme et de cinéma, il commence à composer de la musique électronique et à créer ses propres instruments numériques. En 2020, Aho Ssan sort son premier album Simulacrum.]]></description><itunes:summary>Hors temps« La temporalité prend racine partout : dans nos verbes, nos sentiments, les objets du quotidien. Elle est tout autour de nous lorsqu’on y prête attention. Beaucoup pensent que le temps est notre ennemi, lorsqu’on lui accorde trop d’importance.J’aurais préféré ne pas donner de nom à cette création, mais j’ai décidé de l’appeler « hors temps« . Ce mix vise à nous éloigner de l’emprise du temps, ressentir un nouvel espace mental et questionner ses acquis. La musique est un outil fondamental pour expérimenter différents états à venir : état méditatif, transe auditive, espace d’évasion… tant de noms, tant de formes.&amp;nbsp;Depuis ma première expérience « hors temps », j’essaye inlassablement d’y revenir. Je me rappelle encore au lycée écouter “I Wonder” de Kanye West dans ma chambre et être propulsé dans une tornade d’émotions totalement inconnues. S’est-il passé une seconde, une minute ou peut-être une heure ? Puis de nouveau avec “Getting There” de Flying Lotus, la photographie de Khalil Joseph, les mouvements de Storyboard P, la voix de Niki Randa. Comment est-ce possible ? La dernière œuvre qui m’a propulsé hors temps, c’est le film “Elephant still sitting”.&amp;nbsp;Incroyable expérience de plus de 4h réalisée par Ho Bu, élève de Béla Tarr, un autre réalisateur qui tente d’effacer la temporalité. Les destins entrecroisés et liens complexes entre différents personnages qui y sont développés, sont des thèmes qui se retrouvent également dans mon travail.Ce podcast est dédicacé à Ho Bu. »Aho SsanAho Ssan&amp;nbsp;est le nom d’artiste de Niamké Désiré, basé à Paris. Après des études de graphisme et de cinéma, il commence à composer de la musique électronique et à créer ses propres instruments numériques. En 2020, Aho Ssan sort son premier album Simulacrum.</itunes:summary><pubDate>Mon, 18 Aug 2025 00:00:00 +0200</pubDate><enclosure url="https://www.c-lab.fr/podcasts-dl/podcasts/ense/ense250817.mp3" type="audio/mpeg"/><itunes:duration/><guid>https://www.c-lab.fr/podcasts-dl/podcasts/ense/ense250817.mp3</guid><itunes:image href="https://www.c-lab.fr/emission/ensemble/itunes/ensemble-011-aho-ssan-hors-temps.jpg"/></item><item><title>ENSEMBLE 010 - Marina Herlop : Cuando coño se dice ole</title><description><![CDATA[Cuando coño se dice ole« La nature de notre époque actuelle, amplifiée par les réseaux sociaux et la culture pop, a façonné un concept de l’artiste en tant que gagnant ou idole. Pour se légitimer, les musicien.nes sont incités à suivre les ‘canons de la célébrité’ : avoir une image omniprésente, faire de la musique tape-à-l’œil, être charismatique et avoir du succès. Le processus créatif est souvent considéré comme mystique et associé à des concepts vagues tels que ‘l’inspiration’, le ‘talent’, ‘l’expression’ ou la ‘liberté’, de sorte que la musique semble être créée comme par magie, de manière spontanée.En réaction à ce phénomène, les extraits d’interviews de ce podcast viennent nous rappeler que le métier de musicien.ne relève encore, pour beaucoup d’entre nous, d’une profonde dévotion. L’accent n’est pas mis sur le sujet mais sur l’objet sonore qu’il génère, à travers un dévouement constant, une recherche passionnée et persévérante, souvent dans la solitude, où la frustration, l’échec et l’aliénation prennent place. Le compositeur.trice ou l’interprète n’est rien d’autre qu’un simple canal d’expression de quelque chose de beaucoup plus grand que sa propre personne.Parallèlement, les morceaux choisis résonnent aussi avec cette idée. Cette musique suscite admiration et intérêt justement parce qu’elle ne ressemble pas à une quête désespérée d’attention, mais à une belle conséquence de cet engagement avec une pureté qui vient d’un ordre supérieur. La popularité ou la circonstance dans laquelle l’artiste vit est un concept absurde comparé à ce domaine dans lequel il peut entrer lorsqu’il fait de la musique. »Marina HerlopCompositrice, chanteuse et pianiste formée au conservatoire,&amp;nbsp;Marina Herlop&amp;nbsp;a commencé sa carrière en donnant une touche contemporaine à des compositions de Debussy et de Chopin, tout en tirant son chapeau aux canons de l’ère romantique.&amp;nbsp;]]></description><itunes:summary>Cuando coño se dice ole« La nature de notre époque actuelle, amplifiée par les réseaux sociaux et la culture pop, a façonné un concept de l’artiste en tant que gagnant ou idole. Pour se légitimer, les musicien.nes sont incités à suivre les ‘canons de la célébrité’ : avoir une image omniprésente, faire de la musique tape-à-l’œil, être charismatique et avoir du succès. Le processus créatif est souvent considéré comme mystique et associé à des concepts vagues tels que ‘l’inspiration’, le ‘talent’, ‘l’expression’ ou la ‘liberté’, de sorte que la musique semble être créée comme par magie, de manière spontanée.En réaction à ce phénomène, les extraits d’interviews de ce podcast viennent nous rappeler que le métier de musicien.ne relève encore, pour beaucoup d’entre nous, d’une profonde dévotion. L’accent n’est pas mis sur le sujet mais sur l’objet sonore qu’il génère, à travers un dévouement constant, une recherche passionnée et persévérante, souvent dans la solitude, où la frustration, l’échec et l’aliénation prennent place. Le compositeur.trice ou l’interprète n’est rien d’autre qu’un simple canal d’expression de quelque chose de beaucoup plus grand que sa propre personne.Parallèlement, les morceaux choisis résonnent aussi avec cette idée. Cette musique suscite admiration et intérêt justement parce qu’elle ne ressemble pas à une quête désespérée d’attention, mais à une belle conséquence de cet engagement avec une pureté qui vient d’un ordre supérieur. La popularité ou la circonstance dans laquelle l’artiste vit est un concept absurde comparé à ce domaine dans lequel il peut entrer lorsqu’il fait de la musique. »Marina HerlopCompositrice, chanteuse et pianiste formée au conservatoire,&amp;nbsp;Marina Herlop&amp;nbsp;a commencé sa carrière en donnant une touche contemporaine à des compositions de Debussy et de Chopin, tout en tirant son chapeau aux canons de l’ère romantique.&amp;nbsp;</itunes:summary><pubDate>Mon, 11 Aug 2025 00:00:00 +0200</pubDate><enclosure url="https://www.c-lab.fr/podcasts-dl/podcasts/ense/ense250810.mp3" type="audio/mpeg"/><itunes:duration/><guid>https://www.c-lab.fr/podcasts-dl/podcasts/ense/ense250810.mp3</guid><itunes:image href="https://www.c-lab.fr/emission/ensemble/itunes/ensemble-010-marina-herlop-cuando-cono-se-dice-ole.jpg"/></item><item><title>ENSEMBLE 009 - Sofie Birch : Cycle of metamorphosis</title><description><![CDATA[Cycle of metamorphosis« Il semble que certains modèles de mouvement existent aussi bien à l’échelle des grandes sociétés que dans la vie de tous les jours. Quelque chose peut se briser ou se cristalliser, quelque chose peut vous obliger à vous adapter ou vous inspirer à changer de forme, à vous transformer en quelque chose de nouveau. J’ai toujours été intéressée par la transformation. Parfois, je me suis laissée prendre par l’idée que je devais changer pour être meilleure. Mais j’ai découvert qu’il ne s’agit pas de changer, mais d’exister dans un flux continu et polarisé de hauts et de bas.Avec cette pièce sonore, j’ai travaillé huit étapes différentes d’un chemin cyclique qui peut se poursuivre en boucle, indéfiniment. Il n’y a pas de bon ou de mauvais endroit pour commencer ou terminer la boucle. Chaque étape du chemin finira par aboutir à l’étape suivante. Flux. Friction. Destruction. Zoom. Rayon. Transformation. Entité. Espace… Flux.&amp;nbsp;Le cycle de la métamorphose se déploie entre des formes de lutte, d’énigmes, d’altération et de révélation. Comme une alternative aux théories de nouveaux départs, de la page blanche, retour à zéro ou progression linéaire, ce cycle joue avec la répétition du temps. De nouveaux mondes sont construits à partir d’anciens, une nouvelle vie jaillit de la précédente. Nous faisons tous partie de cycles : écologiques, historiques et spirituels. Nous pouvons apprendre à être présent et patient en sachant que tout est en mouvement et se renouvelle. »Sofie BirchSofie Birch est une artiste sonore et productrice connue pour son travail minutieux qui se révèle dans des productions d’ambient subtiles, performances en direct, films d’animation et installations.]]></description><itunes:summary>Cycle of metamorphosis« Il semble que certains modèles de mouvement existent aussi bien à l’échelle des grandes sociétés que dans la vie de tous les jours. Quelque chose peut se briser ou se cristalliser, quelque chose peut vous obliger à vous adapter ou vous inspirer à changer de forme, à vous transformer en quelque chose de nouveau. J’ai toujours été intéressée par la transformation. Parfois, je me suis laissée prendre par l’idée que je devais changer pour être meilleure. Mais j’ai découvert qu’il ne s’agit pas de changer, mais d’exister dans un flux continu et polarisé de hauts et de bas.Avec cette pièce sonore, j’ai travaillé huit étapes différentes d’un chemin cyclique qui peut se poursuivre en boucle, indéfiniment. Il n’y a pas de bon ou de mauvais endroit pour commencer ou terminer la boucle. Chaque étape du chemin finira par aboutir à l’étape suivante. Flux. Friction. Destruction. Zoom. Rayon. Transformation. Entité. Espace… Flux.&amp;nbsp;Le cycle de la métamorphose se déploie entre des formes de lutte, d’énigmes, d’altération et de révélation. Comme une alternative aux théories de nouveaux départs, de la page blanche, retour à zéro ou progression linéaire, ce cycle joue avec la répétition du temps. De nouveaux mondes sont construits à partir d’anciens, une nouvelle vie jaillit de la précédente. Nous faisons tous partie de cycles : écologiques, historiques et spirituels. Nous pouvons apprendre à être présent et patient en sachant que tout est en mouvement et se renouvelle. »Sofie BirchSofie Birch est une artiste sonore et productrice connue pour son travail minutieux qui se révèle dans des productions d’ambient subtiles, performances en direct, films d’animation et installations.</itunes:summary><pubDate>Mon, 04 Aug 2025 00:00:00 +0200</pubDate><enclosure url="https://www.c-lab.fr/podcasts-dl/podcasts/ense/ense250803.mp3" type="audio/mpeg"/><itunes:duration/><guid>https://www.c-lab.fr/podcasts-dl/podcasts/ense/ense250803.mp3</guid><itunes:image href="https://www.c-lab.fr/emission/ensemble/itunes/ensemble-009-sofie-birch-cycle-of-metamorphosis.jpg"/></item><item><title>ENSEMBLE 008 - Jiska Huizing and Rudi Valdersnes : Voicing a landscape</title><description><![CDATA[Voicing a landscape« Notre environnement extérieur est soudainement revenu au premier plan à cause de Covid-19. Cela nous a obligés à porter notre attention sur cet environnement proche ainsi que sur notre propre corps. Pour cette raison, il y a eu un renouveau d’appréciation pour cette nature environnante qui est à notre disposition et, espérons-le, cette estime et cette attention bienveillante continueront de s’étendre alors que le monde s’ouvrira.&amp;nbsp;Le podcast se concentre sur une sélection de morceaux qui montrent différentes manières de porter une attention particulière à un environnement ou à un lieu. Par exemple, à travers le temps passé dans un certain endroit pour en capter l’essence sonore, ou à travers la façon dont la musique donne une voix à un lieu ou à un paysage, dévoile ce qui était caché et lui permet de prendre toute son envergure.&amp;nbsp;Tous les morceaux ont été produits en Norvège et, ensemble, elles offrent une vue kaléidoscopique des différents paysages et lieux de ce pays, et de la présence bienveillante que les humains peuvent avoir dans notre environnement. »Jiska Huizing and Rudi ValdersnesJiska Huizing est une artiste, musicienne et DJ basée à Oslo. Rudi Valdersnes est musicien, DJ et producteur basé à Bergen, Norvège.]]></description><itunes:summary>Voicing a landscape« Notre environnement extérieur est soudainement revenu au premier plan à cause de Covid-19. Cela nous a obligés à porter notre attention sur cet environnement proche ainsi que sur notre propre corps. Pour cette raison, il y a eu un renouveau d’appréciation pour cette nature environnante qui est à notre disposition et, espérons-le, cette estime et cette attention bienveillante continueront de s’étendre alors que le monde s’ouvrira.&amp;nbsp;Le podcast se concentre sur une sélection de morceaux qui montrent différentes manières de porter une attention particulière à un environnement ou à un lieu. Par exemple, à travers le temps passé dans un certain endroit pour en capter l’essence sonore, ou à travers la façon dont la musique donne une voix à un lieu ou à un paysage, dévoile ce qui était caché et lui permet de prendre toute son envergure.&amp;nbsp;Tous les morceaux ont été produits en Norvège et, ensemble, elles offrent une vue kaléidoscopique des différents paysages et lieux de ce pays, et de la présence bienveillante que les humains peuvent avoir dans notre environnement. »Jiska Huizing and Rudi ValdersnesJiska Huizing est une artiste, musicienne et DJ basée à Oslo. Rudi Valdersnes est musicien, DJ et producteur basé à Bergen, Norvège.</itunes:summary><pubDate>Mon, 28 Jul 2025 00:00:00 +0200</pubDate><enclosure url="https://www.c-lab.fr/podcasts-dl/podcasts/ense/ense250727.mp3" type="audio/mpeg"/><itunes:duration/><guid>https://www.c-lab.fr/podcasts-dl/podcasts/ense/ense250727.mp3</guid><itunes:image href="https://www.c-lab.fr/emission/ensemble/itunes/ensemble-008-jiska-huizing-and-rudi-valdersnes-voicing-a-landscape.jpg"/></item><item><title>ENSEMBLE 007 - Morita Vargas - Trovadora</title><description><![CDATA[Trovadora« La musique du silence, la sieste, ce qui se révèle quand il n’y a aucun bruit, l’écoute active de la nature. L’étape entre l’éveil attentif jusqu’à l’entrée dans le sommeil profond. Tout commence sur terre, au moment où la nuit commence à tomber, nous sommes isolés et notre seul lien est les crapauds, leur chant nous plonge dans un rêve, ce sont des mantras qui nous détachent de la réalité pour entreprendre une aventure intérieure. Les paysages de ce rêve, parsemé d’îles, avec sur chacune une émotion et un navire chargé de sonorités. L’eau parfois agitée, parfois calme, le clair de lune se reflétant dans les vagues, la nuit solitaire et au-dessus des étoiles qui voient tout. L’interruption de la réalité coupe parfois le rêve, des sonorités qui détournent le rêve ou s’intègrent dans l’histoire. Le lever du soleil, la chaleur sur le corps et la lumière directe sur le visage, un bain chaud sur le corps humide. L’arrivée à la côte, un voyage pour connaître les marges et les bords de soi, les limites et les surfaces de notre intérieur, nos propres mers et nos propres côtes. »Morita VargasMorita Vargas est une productrice, chanteuse et interprète argentine de musique électronique expérimentale. Elle explore des paysages sonores et des paroles fantastiques avec le non-verbal. Elle travaille avec des collages de sons, créant des atmosphères riches en émotions. Elle a sorti deux albums, « 8 » (Hidden Harmony Recordings, Estonie) et « Mandragora » (Autogenesis, Allemagne).]]></description><itunes:summary>Trovadora« La musique du silence, la sieste, ce qui se révèle quand il n’y a aucun bruit, l’écoute active de la nature. L’étape entre l’éveil attentif jusqu’à l’entrée dans le sommeil profond. Tout commence sur terre, au moment où la nuit commence à tomber, nous sommes isolés et notre seul lien est les crapauds, leur chant nous plonge dans un rêve, ce sont des mantras qui nous détachent de la réalité pour entreprendre une aventure intérieure. Les paysages de ce rêve, parsemé d’îles, avec sur chacune une émotion et un navire chargé de sonorités. L’eau parfois agitée, parfois calme, le clair de lune se reflétant dans les vagues, la nuit solitaire et au-dessus des étoiles qui voient tout. L’interruption de la réalité coupe parfois le rêve, des sonorités qui détournent le rêve ou s’intègrent dans l’histoire. Le lever du soleil, la chaleur sur le corps et la lumière directe sur le visage, un bain chaud sur le corps humide. L’arrivée à la côte, un voyage pour connaître les marges et les bords de soi, les limites et les surfaces de notre intérieur, nos propres mers et nos propres côtes. »Morita VargasMorita Vargas est une productrice, chanteuse et interprète argentine de musique électronique expérimentale. Elle explore des paysages sonores et des paroles fantastiques avec le non-verbal. Elle travaille avec des collages de sons, créant des atmosphères riches en émotions. Elle a sorti deux albums, « 8 » (Hidden Harmony Recordings, Estonie) et « Mandragora » (Autogenesis, Allemagne).</itunes:summary><pubDate>Mon, 21 Jul 2025 00:00:00 +0200</pubDate><enclosure url="https://www.c-lab.fr/podcasts-dl/podcasts/ense/ense250720.mp3" type="audio/mpeg"/><itunes:duration/><guid>https://www.c-lab.fr/podcasts-dl/podcasts/ense/ense250720.mp3</guid><itunes:image href="https://www.c-lab.fr/emission/ensemble/itunes/ensemble-007-morita-vargas-trovadora.jpg"/></item><item><title>ENSEMBLE 006 - Simo Cell : Rave Lucide</title><description><![CDATA[Rave Lucide« Je rêve énormément. Ou plutôt, je me souviens de beaucoup de mes rêves, puisque l’on rêve tous. C’est là, en moi, très fort et très présent depuis ma petite enfance. Rêves imbriqués, lucides ou prémonitoires, les rêves sont un mode de perception à part entière. Ils sont malheureusement souvent perçus comme une pure affabulation de l’esprit ou un mirage. Pourtant, rêver c’est se fixer une cap, se forger une vision.&amp;nbsp;Le rêve est un pouvoir, un sens que l’on peut travailler et développer. Au-delà de mes expériences personnelles, je questionne le rôle et la fonction du rêve dans notre monde. Les utopies et les fictions sont des outils indispensables qui guident le collectif. Quelle trajectoire est suffisamment désirable pour que je la rêve ? Est ce qu’on rêve encore l’avenir ? Individuellement, collectivement ?&amp;nbsp;Ma voix est accompagnée d’une sélection de morceaux avec des noms évocateurs, qui rappellent le rêve. »Simo Cell&amp;nbsp;Mixant depuis plus d’une décennie, Simo Cell a appartenu à plusieurs collectifs et ne prêche pas pour une scène particulière, son style se déploie sur un très large répertoire qui rend ses sets très dynamiques et imprévisibles et lui permet de jouer avec de nombreux artistes.]]></description><itunes:summary>Rave Lucide« Je rêve énormément. Ou plutôt, je me souviens de beaucoup de mes rêves, puisque l’on rêve tous. C’est là, en moi, très fort et très présent depuis ma petite enfance. Rêves imbriqués, lucides ou prémonitoires, les rêves sont un mode de perception à part entière. Ils sont malheureusement souvent perçus comme une pure affabulation de l’esprit ou un mirage. Pourtant, rêver c’est se fixer une cap, se forger une vision.&amp;nbsp;Le rêve est un pouvoir, un sens que l’on peut travailler et développer. Au-delà de mes expériences personnelles, je questionne le rôle et la fonction du rêve dans notre monde. Les utopies et les fictions sont des outils indispensables qui guident le collectif. Quelle trajectoire est suffisamment désirable pour que je la rêve ? Est ce qu’on rêve encore l’avenir ? Individuellement, collectivement ?&amp;nbsp;Ma voix est accompagnée d’une sélection de morceaux avec des noms évocateurs, qui rappellent le rêve. »Simo Cell&amp;nbsp;Mixant depuis plus d’une décennie, Simo Cell a appartenu à plusieurs collectifs et ne prêche pas pour une scène particulière, son style se déploie sur un très large répertoire qui rend ses sets très dynamiques et imprévisibles et lui permet de jouer avec de nombreux artistes.</itunes:summary><pubDate>Mon, 14 Jul 2025 00:00:00 +0200</pubDate><enclosure url="https://www.c-lab.fr/podcasts-dl/podcasts/ense/ense250713.mp3" type="audio/mpeg"/><itunes:duration/><guid>https://www.c-lab.fr/podcasts-dl/podcasts/ense/ense250713.mp3</guid><itunes:image href="https://www.c-lab.fr/emission/ensemble/itunes/ensemble006-simo-cell-rave-lucide.jpg"/></item><item><title>ENSEMBLE 005 - KMRU : Resonant Links</title><description><![CDATA[Resonant Links« Au sein du spectre sonore complexe de nos environnements et de ce qui nous entoure, les sons sont toujours immersifs, proches, et poussent constamment nos corps. Le flux temporel des sons de notre habitus et de nos vies quotidiennes passent le plus souvent inaperçus et sont ignorés. Ma pratique de l’enregistrement sur le terrain (field recording) et mon engagement dans l’environnement m’ont permis de prendre conscience de mon entourage et des sons qui inhibent ce territoire – en apprenant d’eux et en utilisant l’environnement comme un instrument.Il existe un monde souterrain riche en sons, et ces ambiances sonores ne nous sont pas accessibles. Resonant Links étudie cette double infrastructure sonore de la vie urbaine et de la vie marine en accentuant les perspectives et les dimensions auditives de ces deux mondes, posant des questions critiques sur nos habitudes et nos écologies sonores.»KMRUNé à Nairobi et actuellement basé à Berlin, KMRU&amp;nbsp;est un artiste sonore et un producteur qui nourrit sa musique de field recording, d’improvisation, de bruit, de machine learning, d’art radiophonique et de drones. Ses compositions oscillent entre l’ambient et les musiques africaines.]]></description><itunes:summary>Resonant Links« Au sein du spectre sonore complexe de nos environnements et de ce qui nous entoure, les sons sont toujours immersifs, proches, et poussent constamment nos corps. Le flux temporel des sons de notre habitus et de nos vies quotidiennes passent le plus souvent inaperçus et sont ignorés. Ma pratique de l’enregistrement sur le terrain (field recording) et mon engagement dans l’environnement m’ont permis de prendre conscience de mon entourage et des sons qui inhibent ce territoire – en apprenant d’eux et en utilisant l’environnement comme un instrument.Il existe un monde souterrain riche en sons, et ces ambiances sonores ne nous sont pas accessibles. Resonant Links étudie cette double infrastructure sonore de la vie urbaine et de la vie marine en accentuant les perspectives et les dimensions auditives de ces deux mondes, posant des questions critiques sur nos habitudes et nos écologies sonores.»KMRUNé à Nairobi et actuellement basé à Berlin, KMRU&amp;nbsp;est un artiste sonore et un producteur qui nourrit sa musique de field recording, d’improvisation, de bruit, de machine learning, d’art radiophonique et de drones. Ses compositions oscillent entre l’ambient et les musiques africaines.</itunes:summary><pubDate>Mon, 07 Jul 2025 00:00:00 +0200</pubDate><enclosure url="https://www.c-lab.fr/podcasts-dl/podcasts/ense/ense250706.mp3" type="audio/mpeg"/><itunes:duration/><guid>https://www.c-lab.fr/podcasts-dl/podcasts/ense/ense250706.mp3</guid><itunes:image href="https://www.c-lab.fr/emission/ensemble/itunes/ensemble005-kmru-resonant-links.jpg"/></item><item><title>ENSEMBLE004 - upsammy : Multi-Membrance Park</title><description><![CDATA[Multi-Membrance Park« Dans ce mix, nous nous trouvons sur un chantier mais à l’intérieur d’une ruine : c’est un lieu qui représente un état transitoire. 5 artefacts vocaux vous guideront dans un processus de transformation, d’exploration et de découverte. La musique façonne un nouveau terrain de guérison, un terrain éloigné des conglomérats qui soufflent la poussière dans de mauvaises directions. Où nous devenons des versions miniatures de nous-mêmes. Où nous sommes une particule, et pourtant une étoile, traversant des textures. Là où la destruction devient fertile, les choses sont détachées et examinées. C’est une plongée constante à travers des membranes à la fois synthétiques et acoustiques, numériques et analogiques, historiques et futuristes. Les matériaux s’étirent en objets, les murs s’effritent en sable. Dans notre effort pour refaire surface, nous commençons à nous rassembler, à remixer notre environnement et notre communauté. Ce qui en résulte, c’est un parc teinté de multiples souvenirs, où l’eau tombe en mélodie et où les feuilles soufflent dans le vent comme des flûtes, où chacun peut être au chaud et chez lui. »upsammyAvec une oreille attentive pour la mélodie cristalline et le rythme complexe, upsammy s’inspire de l’électro et de l’IDM. Sa musique respire une certaine pérennité et spatialité, glissant sur les échelles de tempo, tout en conservant une touche organique comme un doux bourdonnement de la nature numérisée.]]></description><itunes:summary>Multi-Membrance Park« Dans ce mix, nous nous trouvons sur un chantier mais à l’intérieur d’une ruine : c’est un lieu qui représente un état transitoire. 5 artefacts vocaux vous guideront dans un processus de transformation, d’exploration et de découverte. La musique façonne un nouveau terrain de guérison, un terrain éloigné des conglomérats qui soufflent la poussière dans de mauvaises directions. Où nous devenons des versions miniatures de nous-mêmes. Où nous sommes une particule, et pourtant une étoile, traversant des textures. Là où la destruction devient fertile, les choses sont détachées et examinées. C’est une plongée constante à travers des membranes à la fois synthétiques et acoustiques, numériques et analogiques, historiques et futuristes. Les matériaux s’étirent en objets, les murs s’effritent en sable. Dans notre effort pour refaire surface, nous commençons à nous rassembler, à remixer notre environnement et notre communauté. Ce qui en résulte, c’est un parc teinté de multiples souvenirs, où l’eau tombe en mélodie et où les feuilles soufflent dans le vent comme des flûtes, où chacun peut être au chaud et chez lui. »upsammyAvec une oreille attentive pour la mélodie cristalline et le rythme complexe, upsammy s’inspire de l’électro et de l’IDM. Sa musique respire une certaine pérennité et spatialité, glissant sur les échelles de tempo, tout en conservant une touche organique comme un doux bourdonnement de la nature numérisée.</itunes:summary><pubDate>Mon, 30 Jun 2025 00:00:00 +0200</pubDate><enclosure url="https://www.c-lab.fr/podcasts-dl/podcasts/ense/ense250629.mp3" type="audio/mpeg"/><itunes:duration/><guid>https://www.c-lab.fr/podcasts-dl/podcasts/ense/ense250629.mp3</guid><itunes:image href="https://www.c-lab.fr/emission/ensemble/itunes/ensemble004-upsammy-multi-membrance-park.jpg"/></item><item><title>ENSEMBLE 003 - Rojin Sharafi : Point Shard</title><description><![CDATA[Point Shard“Point Shard&amp;nbsp;traite des différentes questions sociales qui m’ont préoccupé récemment, telles que la représentation des communautés marginalisées dans les sociétés multiculturelles et l’espace institutionnel blanc, le travail émotionnel racialisé, les binaires de genre et l’ethnocide au sein de l’écosystème musical et dans le langage musical. J’ai demandé à quelques artistes de ma communauté d’enregistrer leurs histoires, leurs pensées et leurs expériences en rapport avec ces sujets.”&amp;nbsp;S’appuyant sur la lecture de « Queer Ancient Ways et Chambre noire » de Zairong Xiang, et « Archéologie de la violence » de Pierre Clastres, ponctué de free jazz, d’electronica, d’ambient ou encore de glitch, et de monologues étonnants d’artistes (musiciens, cinéastes, artistes visuels), Rojin Sharafi&amp;nbsp;aborde les sujets du genre, de la sexualité, de la représentation et de la racialisation. Elle évoque un espace-temps bien spécifique, riche et complexe, plus qu’un lieu de rencontre, entre l’utopie de la chambre noire et l’obscurité invisible, autour de la notion de « queer of colour » et de quelques anecdotes ethnographiques d’artistes transnationaux et multilingues.Rojin SharafiArtiste sonore et compositrice de musique acoustique et électronique, Rojin Sharafi s’émancipe des styles classiques pour s’emparer de nombreux genres musicaux tels que le noise, le folk, l’ambient, le métal et la musique contemporaine.]]></description><itunes:summary>Point Shard“Point Shard&amp;nbsp;traite des différentes questions sociales qui m’ont préoccupé récemment, telles que la représentation des communautés marginalisées dans les sociétés multiculturelles et l’espace institutionnel blanc, le travail émotionnel racialisé, les binaires de genre et l’ethnocide au sein de l’écosystème musical et dans le langage musical. J’ai demandé à quelques artistes de ma communauté d’enregistrer leurs histoires, leurs pensées et leurs expériences en rapport avec ces sujets.”&amp;nbsp;S’appuyant sur la lecture de « Queer Ancient Ways et Chambre noire » de Zairong Xiang, et « Archéologie de la violence » de Pierre Clastres, ponctué de free jazz, d’electronica, d’ambient ou encore de glitch, et de monologues étonnants d’artistes (musiciens, cinéastes, artistes visuels), Rojin Sharafi&amp;nbsp;aborde les sujets du genre, de la sexualité, de la représentation et de la racialisation. Elle évoque un espace-temps bien spécifique, riche et complexe, plus qu’un lieu de rencontre, entre l’utopie de la chambre noire et l’obscurité invisible, autour de la notion de « queer of colour » et de quelques anecdotes ethnographiques d’artistes transnationaux et multilingues.Rojin SharafiArtiste sonore et compositrice de musique acoustique et électronique, Rojin Sharafi s’émancipe des styles classiques pour s’emparer de nombreux genres musicaux tels que le noise, le folk, l’ambient, le métal et la musique contemporaine.</itunes:summary><pubDate>Mon, 23 Jun 2025 00:00:00 +0200</pubDate><enclosure url="https://www.c-lab.fr/podcasts-dl/podcasts/ense/ense250622.mp3" type="audio/mpeg"/><itunes:duration/><guid>https://www.c-lab.fr/podcasts-dl/podcasts/ense/ense250622.mp3</guid><itunes:image href="https://www.c-lab.fr/emission/ensemble/itunes/ensemble003-rojin-sharafi-point-shard.jpg"/></item><item><title>ENSEMBLE 002 - Maria Teriaeva : Shift in Perception</title><description><![CDATA[Shift in Perception“Ma dernière représentation avant la pandémie a eu lieu à Paris en février ; un mois plus tard, en mars, je suis retournée à Paris pour assister à la sortie du premier single de mon nouvel album. La ville m’a totalement inspirée. J’ai visité le Musée d’Orsay et j’ai écouté un concert à la Philharmonie de Paris ; et j’étais très enthousiaste à l’idée de la sortie de mon nouvel album et de la tournée à venir.Au bout de quelques semaines, le monde entier était confiné, j’étais dans un hôpital COVID, mon album était en cours de sortie – rien n’était sûr. C’était comme une série télévisée sournoise et tordue qui me mettait en scène. En si peu de temps, des changements aussi graves ne peuvent qu’affecter l’humeur et l’état général, invitant à réévaluer les événements précédents. J’ai pu très vite avoir un regard détaché de mon album Conservatory of Flowers, je n’avais jamais éprouvé un tel sentiment auparavant.”Maria Teriaeva&amp;nbsp;Munie d’un Music Easel, synthétiseur modulaire créé par Buchla en 1972, l’exploratrice russe performe sur cet instrument de musique électronique qui fonctionne également comme un studio de musique portable. Le résultat oscille entre dream pop et ambient.]]></description><itunes:summary>Shift in Perception“Ma dernière représentation avant la pandémie a eu lieu à Paris en février ; un mois plus tard, en mars, je suis retournée à Paris pour assister à la sortie du premier single de mon nouvel album. La ville m’a totalement inspirée. J’ai visité le Musée d’Orsay et j’ai écouté un concert à la Philharmonie de Paris ; et j’étais très enthousiaste à l’idée de la sortie de mon nouvel album et de la tournée à venir.Au bout de quelques semaines, le monde entier était confiné, j’étais dans un hôpital COVID, mon album était en cours de sortie – rien n’était sûr. C’était comme une série télévisée sournoise et tordue qui me mettait en scène. En si peu de temps, des changements aussi graves ne peuvent qu’affecter l’humeur et l’état général, invitant à réévaluer les événements précédents. J’ai pu très vite avoir un regard détaché de mon album Conservatory of Flowers, je n’avais jamais éprouvé un tel sentiment auparavant.”Maria Teriaeva&amp;nbsp;Munie d’un Music Easel, synthétiseur modulaire créé par Buchla en 1972, l’exploratrice russe performe sur cet instrument de musique électronique qui fonctionne également comme un studio de musique portable. Le résultat oscille entre dream pop et ambient.</itunes:summary><pubDate>Mon, 16 Jun 2025 00:00:00 +0200</pubDate><enclosure url="https://www.c-lab.fr/podcasts-dl/podcasts/ense/ense250615.mp3" type="audio/mpeg"/><itunes:duration/><guid>https://www.c-lab.fr/podcasts-dl/podcasts/ense/ense250615.mp3</guid><itunes:image href="https://www.c-lab.fr/emission/ensemble/itunes/ensemble002-maria-teriaeva-shift-in-perception.jpg"/></item><item><title>ENSEMBLE 001 - Crystallmess : Innerview</title><description><![CDATA[Innerview&amp;nbsp;“L’interview d’artistes ou de musiciens, ou plutôt l’entrevue, ne laisse pas à voir généreusement. C’est justement pour ça qu’on entrevoit seulement et qu’on va rarement plus loin. Un exercice souvent pénible pour l’intéressé qui se trouve rarement compris et souvent à l’étroit. Avec Innerview, j’exhume les interviews qui m’ont marqué, qui m’ont accompagné, que je chérie presque comme des chansons aux refrains entêtants.Certaines d’entre elles se révèlent miroirs des âmes révoltées, non sans humour. Ces interviews disent beaucoup sur “l’intérieur”, sur le inner : l’intérieur d’un pays, d’une psyché ?Éclatantes de vulnérabilité et prises sur le vif. J’accompagne ces moments de tension et de révélation en improvisant et en incluant des musiques que j’ai composé avant, pendant, et puis les musiques d’autres aussi comme le rappeur de New York Mike ou la compositrice Malibu.”Crystallmess&amp;nbsp;Derrière le pseudonyme Crystallmess se cache Christelle Oyiri, une artiste multidisciplinaire basée à Paris : DJ, productrice, écrivaine et vidéaste, soucieuse de faire la lumière sur les mythologies oubliées, les sous-cultures passées et présentes.]]></description><itunes:summary>Innerview&amp;nbsp;“L’interview d’artistes ou de musiciens, ou plutôt l’entrevue, ne laisse pas à voir généreusement. C’est justement pour ça qu’on entrevoit seulement et qu’on va rarement plus loin. Un exercice souvent pénible pour l’intéressé qui se trouve rarement compris et souvent à l’étroit. Avec Innerview, j’exhume les interviews qui m’ont marqué, qui m’ont accompagné, que je chérie presque comme des chansons aux refrains entêtants.Certaines d’entre elles se révèlent miroirs des âmes révoltées, non sans humour. Ces interviews disent beaucoup sur “l’intérieur”, sur le inner : l’intérieur d’un pays, d’une psyché ?Éclatantes de vulnérabilité et prises sur le vif. J’accompagne ces moments de tension et de révélation en improvisant et en incluant des musiques que j’ai composé avant, pendant, et puis les musiques d’autres aussi comme le rappeur de New York Mike ou la compositrice Malibu.”Crystallmess&amp;nbsp;Derrière le pseudonyme Crystallmess se cache Christelle Oyiri, une artiste multidisciplinaire basée à Paris : DJ, productrice, écrivaine et vidéaste, soucieuse de faire la lumière sur les mythologies oubliées, les sous-cultures passées et présentes.</itunes:summary><pubDate>Mon, 09 Jun 2025 00:00:00 +0200</pubDate><enclosure url="https://www.c-lab.fr/podcasts-dl/podcasts/ense/ense250608.mp3" type="audio/mpeg"/><itunes:duration/><guid>https://www.c-lab.fr/podcasts-dl/podcasts/ense/ense250608.mp3</guid><itunes:image href="https://www.c-lab.fr/emission/ensemble/itunes/ensemble-001-crystallmess-innerview.jpg"/></item><pubDate>Mon, 15 Sep 2025 00:00:00 +0200</pubDate></channel></rss>
