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Émission

Electro Lab

LES FEMMES S'EMPARENT D'ELAB #15 : LE SAINT

Animé par Jean Gueguen et Charles Genestoux | Richard Drillet, Cyprien Tellier à la technique

Les Femmes s'emparent d'ELAB, notre programme estival dédié aux femmes DJs, devient une émission mensuelle sur C Lab, en parallèle d'Électro Lab. Et avec l'été qui revient, on entame un tour de France ! Notre invitée du soir : Le Saint, membre du collectif parisien des Sœurs malsaines.


Pour ce 15e numéro de notre programme féminin, on commence un tour de France des femmes DJs et des collectifs qui les soutiennent. On a pu l’observer à Rennes, il y a quelques années avec le collectif Frangines & Co, plus récemment avec le label féministe queer Black Lilith ou le crew Elemento Records, les artistes femmes ont eu tendance ces dernières années à s’organiser collectivement pour faire valoir leur place et leur participation au sein des musiques électroniques et de la culture festive, à la fois sur le plan artistique, mais aussi, souvent, pour faire changer les mentalités et les usages de la fête. 

Un de ces collectifs, bien connu dans la capitale, est celui des Sœurs malsaines. Tout un programme dans un nom. Féministe, pro LGBT et très actif dans la nuit parisienne depuis 2015, le collectif des Sœurs malsaines prône une fête à la fois libérée et bienveillante. Cette année, les Sœurs malsaines organisaient une des retraites du festival Château perché, en janvier, un événement baptisé Amours Arts Corps (en trois mots et un jeu de mot espiègle comme elles ont l’habitude pour nommer leurs événements). C’est à cette occasion que notre community manager Vincent les avait rencontrées. Aussi on est très contents de vous présenter ce soir un mix de Le Saint, malouine d’origine et résidente du collectif.



"Chez mes parents il y avait toujours de la musique, des classiques de chanson française à la Véronique Sanson, puis du Sade, du Björk, un peu de Queen parfois, mais aussi du jazz manouche et des chansons à textes. J'ai commencé avec ses bases là, puis à l'adolescence, grâce à l'Escalier Club à Saint-Malo et quelques bon·ne·s copaines, je me suis mise à écouter de la minimale et de la techno. C'était aussi la grande époque Ed Banger. J'ai aussi découvert les PACHANGAS BOYS, le duo qui m'a sûrement le plus influencé dans mes séances de dig par la suite. Ce côté disco-rock-new wave profond, percutant et sensible. Je voulais avoir la même énergie dans mes sets avec ma touche à moi, parfois un peu plus techno qui s'énerve parce qu'au bout d'un moment faut taper du pied bien fort quand même. Mais j'ai aussi un côté plus solaire que je tiens de mes premières années à Paris et ma découverte de la house et de la disco qui fait chanter les bras en l'air et qui fait mal aux zygomatiques."

Le set :

"C'est un peu le set de la frustration. J'y ai mis moultes découvertes de ces dernières semaines que j'ai vraiment très très envie de jouer. Parce qu'ils ont une énergie folle et j'ai vraiment très très hâte de voir les gens danser dessus."


Des modèles d'artistes femmes ?

"Plein ! Il y a les copines de Bande de filles, bien sûr, mais aussi Oreille Interne que j'ai trouvée vraiment toujours ouf à chaque fois que je l'ai vue. Sur Paris, j'aime aussi beaucoup Ines Mbarki de Mic Mac et Glittoris, et ses sets de minimal sur vinyles. Évidemment, mes sœurs sûres, Himeji qui balance de la trance qui fait décoller jusque Platurne, même en after d'after d'after, Manon Démon parce que jouer avec elle c'est toujours un bonheur, et Low Bass une DJ nantaise du crew qui sait très bien s'amuser avec l'acid et la techno. Sinon dans des sphères plus internationales je trépigne de pouvoir voir des meufs comme Perel, Dj Sweet6teen, Ki/Ki ou Ogazon, toutes les quatre reines dans leur style respectif. On va s’arrêter là sinon j'en ai pour des heures."


< LES FEMMES S'EMPARENT D'ELAB >

Passées une centaine d'émissions sur C Lab, il a bien fallu se rendre à l'évidence : les femmes manquent cruellement à nos micros. Sur les 35 émissions réalisées l'année dernière, seulement quatre DJs femmes... Un constat qui fait mal à la scène bretonne, pourtant super-active et fière de l'être.

Cette année, afin de commencer à notre niveau, local et associatif, à contrer cette tendance structurelle de manque de visibilité des artistes femmes qui se reflète, bien malgré nous, dans notre programmation, nous avons décidé de lancer une émission mensuelle dédiée exclusivement à des femmes DJs. RDV le premier vendredi du mois.

Remercions spécialement le webzine PWFM qui nous confie gracieusement pour illustrer ce programme le logo de sa branche féministe, Provocative Women For Music. On ne pouvait pas rêver meilleur visuel que celui conçu par Théo Baize, alias Hello Hello Theo, pour imager notre volonté commune de rendre visible ce qui est trop souvent tu ou ignoré dans une culture phallo-centrée : le talent féminin. Un grand merci à elleux, on vous invite à aller découvrir leur nombreux projets visant à fédérer les femmes de la musique électronique.


BONNE ÉMISSION

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