À l’occasion de la sortie de son album « Âge Fleuve » de François & The Atlas Mountains, lors de son passage à l’Ubu à Rennes, Le 23 octobre. Entre balances technique et rencontres, j’ai eu l’occasion d’interviewé l’artiste dans un cadre cosy pour qu’il me parle plus en profondeur de la sortie de son album, disponible depuis le 31 janvier 2025.
Visualisez le clip de François & The Atlas Mountains intitulé Adoré juste ici:
Heatfool : "Tout d'abord, pourquoi avoir choisi ce nom, François & the Atlas Mountains ? Moi ça m'a interpellé."
François & the Atlas Mountains : Ça t'a donné quelle impression ? Parce que c'est un peu long à prononcer.
Heatfool : En vrai, moi ça m'a pas perturbé, mais c'est juste que je me suis dit, mais du coup, c'est un groupe où il est tout seul. C'est ça que je me suis posé comme question.
François & the Atlas Mountains : Alors, pour répondre à cette question, c'est un groupe à géographie variable. C'est-à-dire que selon les endroits où je me trouve, qui est dispo, qui a envie, qui a besoin, les membres du groupe changent tout le temps. Donc parfois, au début à Bristol, on était genre des fois 8, 10, tu vois.C'était un espèce de collectif hyper large. D'ailleurs, ça s'appelait au début François and the Atlas Mountains ensemble. Le nom du groupe était vraiment trop grand. Donc il y avait un harpiste, des clarinettistes, Melodica, tout ça. Et puis après, quand il a fallu un peu tourner, partir sur la route, c'était plus simple de réduire le groupe pour pas être trop nombreux sur la route. Donc après, on a été 5, 4, et puis là on est à 3. Donc hyper léger, on tourne en train. Ouais, donc le nom du groupe, d'où ça vient ? Le nom du groupe, d'où ça vient, c'est un fantasme du... J'aimais bien déjà ce que ça évoquait, juste la sonorité de l'Atlas. Ça fait penser à des livres de géographie, mais ça fait éventuellement penser aux montagnes de l'Atlas au Maroc, qui sont un lieu assez mystique, comme on peut le voir d'ailleurs récemment dans un film, la Sirate, qui est tournée dans les montagnes de l'Atlas, qui est incroyable. C'est un lieu qui m'inspirait parce que ça évoquait, et j'avais aussi un ami d'enfance avec qui j'avais commencé la musique à synthes, qui était parti vivre au Maroc de chez lui,voyez, l'Anti-Atlas, les montagnes. Donc voilà, ça résonnait à plein d'endroits.Et puis j'aime, voilà, la musique du continent africain, c'est une ressource inépuisable. Et l'Afrique du Nord aussi, ça peut aussi amener vers là-bas.
La sonorité du mot 'Atlas', j'aime bien déjà ce que ça évoque : ça fait penser à des livres de géographie, mais aussi aux montagnes du Maroc, qui sont un lieu assez mystique...
Heatfool: C'est poussé comme explication, en vrai, c'est beau. Moi, je ne pensais pas à ça, c'est très poussé comme truc, mais moi, je pensais juste du fait que tu bougeais beaucoup. C'est pour ça que je me suis dit. En fait, ça, c'est une belle histoire.
François & the Atlas Mountains: Je pense que ta réaction première, c'est un peu les livres d'aventure pour enfants. Genre, je n'en sais rien, Michel dans le Jura.
Heatfool: Ouais, c'est ça, en fait. Ça m'a vraiment interpellé. Je me suis dit, mais déjà, est-ce qu'il est tout seul ou c'est un groupe ? Et pourquoi Atlas Mountains ? Et comme moi, j'ai vu que tu voyageais beaucoup bougé, je me suis dit, c'est peut-être pour ça.
François & the Atlas Mountains: Ouais, complètement.
Heatfool: Comment vous vous êtes rencontré, toi et votre groupe, les trois qui sont restés au final ?
François & the Atlas Mountains: Alors, en fait, ce n'est pas qu'ils sont restés, c'est une formation plus récente. Le groupe change, je suis un peu le dénominateur commun d'où le prénom dans le nom du groupe. Et ceux qui m'accompagnent aujourd'hui, c'est Lord Sanchez à la basse. Je l'ai rencontré par un groupe qui s'appelle Voyou. Elle joue de la basse dans un groupe qui s'appelle Voyou, qui est le projet d'un ami.Et j'ai trop aimé son attitude, son groupe, sa voix aussi. Elle a une super belle voix. Elle a son propre projet, d'ailleurs. Je t'encourage à l'écouter. C'est super stylé.
Heatfool: C'est quoi le nom ?
François & the Atlas Mountains: Laure Sanchez.
Heatfool: Lord Sanchez?
François & the Atlas Mountains: Ah, ce serait pas mal aussi, ça. Je vais lui suggérer. On lui a peut-être déjà fait, mais Laure, comme le prénom, L-A-U-R-E. Le batteur, Colin Russel, ça fait longtemps que je le connais, parce qu'il jouait dans un groupe qui s'appelle Radio Elvis. Il ya 15 ans, on partageait des fois des festivals ou des scènes ensemble. Et puis, il a joué avec d'autres projets après. Et il a enregistré sur l'album. Et comme il a aimé les morceaux de l'album, il avait un peu de temps. Il a dit, vas-y, si tu veux faire du live, je suis chaud.
Heatfool: Avant ça, je crois que tu avais fait partie d'un autre groupe aussi, avant de t'appeler François And The Atlas Mountains. Ça s'appelait Camera Obscura, c'est ça ?
François & the Atlas Mountains: Ouais, t'es bien informé, dis donc. Ouais, c'est un groupe de pop écossaise, pas très connu en France, mais qui avait un grand retentissement aux Etats-Unis et un peu dans d'autres pays du monde. Grâce à eux, j'ai pu pousser le voyage, comme on disait tout à l'heure, et étendre la perspective du globe trotter. Je jouais du tambourin et de la trompette.
Grâce à Camera Obscura, j'ai pu pousser le voyage, et étendre la perspective du globe trotter
Heatfool: A l'époque, tu ne chantais pas encore?
François & the Atlas Mountains: Je chantais, j'avais mon propre projet, j'ai fait quelques premières parties pour eux,mais j'accompagnais dans ce groupe. Et j'étais un membre, juste pour le live, je n'étais pas un membre fondateur. Je ne composais pas les morceaux. J'étais un membre accompagnant, ouais.
Heatfool: Pourquoi avoir choisi Bristol ? Ça m'a intrigué, ça. Parce qu'au Royaume-Uni, c'est pas ici. Toi, tu étais en Charente, et tu t'es retrouvé à Bristol.
François & the Atlas Mountains: Ça me faisait un peu rêver, Bristol. Dans la fin des années 90, il y avait tout le mouvement trip-hop. Et puis, en traînant chez les disquaires, je me suis rendu compte aussi qu'il y avait toute une scène très underground à Bristol, qui était assez dynamique. C'est une ville où on te laisse un peu la chance, la liberté d'expérimenter musicalement. C'est très ouvert. Il y a une grosse communauté jamaïcaine, donc au niveau du rythme, il y a un truc qui s'est installé dans la ville, je trouve. Et en même temps, au niveau de la drum'n'bass et du dubstep,ça a été une ville assez pionnière aussi. Dans tout le domaine de la musique électronique,c'était très là. Plus récemment, il y a eu une scène jazz assez poussée. Mais moi, quand j'y étais, il y avait une scène un peu, on va dire, low-fi, underground, folk. Tu vois des gens qui jouaient dans des bars, dans des pubs, dans des galeries d'art, avec des instruments qui ne coûtent pas cher. Cette espèce d'attitude. Tu as une envie, tu le fais et tu t'exprimes. Très direct.
Heatfool: Justement, j'avais vu ce terme-là, j'avais vu ça sur Internet, le terme low-fi, pour moi, c'est... Par rapport au manga, c'est ça.
François & the Atlas Mountains: Je ne connais pas cette référence. Parce que Récemment, il y a les low-fi beats. C'est un style un peu différent. C'est peut-être ça. Le manga, c'est illustré par des mangas. En fait, ça vient de low-fidelity, qui veut dire qualité basse, la qualité de la cassette. Par extension, ça a désigné plein de choses. Mais en musique, plutôt dans les années 90, je l'associais plutôt à des gens qui enregistraient avec un enregistreur cassette un peu de mauvaise qualité et une guitare qu'ils ont achetée à la brocante du coin. Juste cette formule, quatre accords. Et la vérité, c'est juste que tu n'essaies pas d'être technique. Tu exprimes ce qui est important pour toi, ton esprit. Et tu te livres. Peu importe la qualité, la mauvaise qualité, la qualité de basse fidélité. Et après, j'ai l'impression, de ce que j'ai compris, que depuis peut-être une dizaine d'années, il ya pas mal de compils en ligne qui s'appellent low-fi beats. Qui sont des prods hip-hop, souvent instrumentales, et qui utilisent des samples un peu de vieux vinyles ou de vieilles cassettes. Il y a un côté un peu, genre, le son craquelle un peu. C'est un peu cosy comme ça. Tu bois ton petit thé, une petite radio qui passe du son. C'est une belle réinvention du terme. J'aime bien cette vibe aussi.
La low-fidelity, la qualité basse, je l'associe plutôt à des gens qui, dans les années 90, enregistraient avec un enregistreur cassette de mauvaise qualité, et une guitare achetée à la brocante du coin. Juste une formule : quatre accords. Tu n'essaies pas d'être technique. Tu exprimes ce qui est important pour toi, et tu te livres.
Heatfool: Quand tu es parti vivre à Bristol, il y a eu deux personnes qui ont été très importantes pour toi. Pandabear et Movitone, qui sont des artistes majeurs de la freak folk.Pardonne-moi mon anglais. Freak folk. Qu'est-ce qu'ils représentent pour toi, ces deux personnes-là ?
François & the Atlas Mountains: Pandabear c'est un artiste qui est devenu très diffusé maintenant. À l'époque, il tournait vraiment de manière très low-fi, justement très low-fi, avec peu de moyens,dans un groupe qui s'appelait Animal Collective. Pandabear hyper inventif, méga chanteur. En fait, il a continué à évoluer dans sa carrière en creusant un truc plus électronique, avec des collages de samples aussi, justement. C'est un vrai génie de la musique. J'ai eu la chance de le rencontrer à l'époque où il était vraiment très peu connu. Je l'avais accueilli chez moi, il avait dormi à la maison, on avait fait des jams. Et après, quand son groupe est devenu de plus en plus connu, chaque fois j'allais les voir et puis il prenait le temps de venir me dire bonjour. Il m'invitait, il me mettait sur la guest list et tout. Et c'est un peu un repère pour moi de savoir d'où la musique que j'aime vient. Une espèce de petit parcours très fait main, très bricolé. Et en même temps, rester toujours hyper inventif jusqu'au bout. Et il continue à faire ça, donc c'est un peu un modèle.
Movie Tone, c'est un groupe bien moins connu, mais qui était un peu culte à Bristol quand je suis arrivé. C'était plutôt une espèce de musique ambiance, pop ambiante avec des paroles,mais avec une espèce de jazz un peu grinçant aussi. C'était un peu un a mi-chemin entre pop chanté et un truc très expérimental, un peu bruitiste.Toujours l'expérimentation, tu vois.
Pandabear, j'ai eu la chance de le rencontrer à l'époque où il était vraiment très peu connu. Je l'avais accueilli chez moi, il avait dormi à la maison, on avait fait des jams. Et après, quand son groupe est devenu de plus en plus connu, chaque fois j'allais les voir et puis il prenait le temps de venir me dire bonjour. Il m'invitait, il me mettait sur la guest list et tout.
Heatfool: De ce que j'ai compris, c'est qu'eux, ils t'ont donné ce côté un peu "do it yourself". Ça m'a intrigué un peu. Ils ont l'air d'être des personnes importantes pour lui j'aimerais bien savoir c'est qui.
François & the Atlas Mountains: Complètement, ouais ! Enfait, l'idée, c'est de savoir que ça m'a permis de sentir et de comprendre que tu peux faire un truc étrange. Tu peux faire une musique un peu étrange en dehors des cases et trouver une manière à ce que ça vive, ça respire et que ça puisse inspirer soit des niches, soit du grand public, pour le cas de Pandabear. Pas avoir peur d'être singulier.
Heatfool: Et pas faire comme tout le monde fait.
François & the Atlas Mountains: Ouais, c'est bien aussi, mais si t'as envie de faire un truc en dehors, offre-toi la liberté de le faire.
Heatfool: On va parler des labels de musique très rapidement. En 2008, l'aventure évolue. Tu es repéré par des labels tels que Talitre et Fence. En 2011, tu signeras chez Domino, un des plus grands labels indés depuis ces 30 dernières années, qui compte parmi eux Arctic Monkeys, The Kills et Franz Ferdinand. Tout d'abord, qu'est-ce que ça a représenté pour toi, justement, de signer dans des labels comme ça ? Qu'est-ce que t'as éprouvé ?
François & the Atlas Mountains: Ça prolongeait un peu ce que je disais sur cette idée d'être singulier et quand même de pouvoir rendre ta musique disponible pour un public. Bon, c'est pas non plus Beyoncé, mais c'est quand même Franz Ferdinand. Ils sont un peu fat, Arctic Monkeys aussi. Mais ouais, c'était une super joie. D'abord, j'ai signé chez Talitre aussi, qui est un petit label bordelais que je respecte énormément, qui est toujours très dénicheur de nouveautés. Dans une veine très mélancolique, folk. C'est une musique qui n'est pas très vendeur, mais il y a quelques perles. Notamment un groupe russe qui s'appelle Motorama, qui était un peu surprenant au début.Reproduire un vieux son, un peu années 80. Et puis ils sont devenus un peu plus gros, un peu plus cultes.
Signer sur le label de Franz Ferdinand et Arctic Monkeys, (c'est l'idée que je me fais) d'être singulier, mais quand même de pouvoir rendre ta musique disponible pour un large public.
Heatfool: Motorama ?
François & the Atlas Mountains: Ouais
Heatfool: Tout ce que tu me dis là, moi je vais aller regarder, je vais aller écouter, Je suis trop curieux, moi. (rires)
François & the Atlas Mountains: Des belles pochettes souvent aussi, tout un univers. Donc ça représentait tout ça. Et des gens passionnés en fait, c'est surtout ça que je devrais dire.
C'est vraiment des gens qui ont commencé à... Un moment. Le boss de Domino, il a carrément mis sa maison en... Comment tu appelles ça quand tu la mets chez les huissiers pour en faire un emprunt ? Je ne sais plus quel est le terme, mais genre tu risques ta vie. Donc des gens passionnés pour la Zik.
Heatfool: Aujourd'hui tu es signé chez... InFiné. Et c'est avec eux que tu as sorti justement l'album "AGE FLEUVE." Pourquoi avoir choisi ce titre d'album ?
François & the Atlas Mountains: Parce que j'avais envie d'un titre qui évoque le temps long, parce que j'ai mis 4 ans à finaliser cet album, ce qui me semble assez long. Donc je voulais un truc qui évoque le temps long. Je voulais faire écho au fait que j'avais un certain âge, je commençais à passer du côté de cette forme de vieillesse, avant de passer les 40 ans, dans un monde en plus de la musique qui est très axé sur les jeunes. Et donc je voulais un peu évoquer ça, mais de manière classe. Je me suis dit un fleuve c'est noble, ça traverse plein de villes, c'est hyper belle, ça vient des montagnes, ça se jette dans l'océan. Donc ça évoquait quelque chose d'assez... J'aimais bien cette sensation. Ça vient loin derrière, ça part loin devant. J'aimais le son aussi.
J'avais envie d'un titre qui évoque le temps long, (...), je voulais faire écho au fait que j'avais un certain âge, que je commençais à passer (dans une) forme de vieillesse, avant de passer les 40 ans.
Heatfool: Durant cet album, c'était quoi ton morceau préféré ?
François & the Atlas Mountains: Il y a eu des phases, mais au moment où j'ai finalisé l'album, j'étais très fier du son de "Aïeul Inconnu", qui a un groove assez feutré, il y a peu d'éléments, mais ça rebondit bien. Et je l'ai enregistré avec des percussions de bûches que j'ai chopées d'un bout de forêt qui est derrière chez moi, dans les Landes. Et j'aimais bien cette sensation d'intégrer la nature.
Heatfool: Il y a pas mal de collaborations sur cet album, telles que Malik Djoudi, Thomas de Pourquerie, Rosé Plain, des collaborations qui combinent fluidité et synergie parfaite. Pourquoi avoir choisi de les ramener eux spécifiquement ?
François & the Atlas Mountains: Parce qu'il y avait une sensation de familiarité. C'est des gens que je connais personnellement. C'était une manière d'ouvrir, mais en même temps de rester dans un truc familial, où je connais, où je peux me permettre d'être sensible. Donc ça faisait écho à plein de moments de ma vie. Malik, parce qu'on se soutient depuis un long moment, même dans des moments où sur des conseils un peu plus intimes, de la santé, de l'équilibre, du sommeil, tout ça, on échange souvent là-dessus.
Thomas, parce que c'est un mec hyper rayonnant. Dès que je le vois, dès que je l'entends, et dès que j'ai la chance d'être avec lui, ça me procure un effet aspirine. (rires)
Heatfool: C'est cool, parce que c'est dans le thème. Quand j'ai écouté l'album, il y a beaucoup cet effet-là. Je ne sais pas pourquoi, mais j'avais l'impression de flotter, d'être apaisé. C'est ça qui est cool tout au long de l'album, parce que ça dégage bien ça. Toutes les personnes qui étaient à l'intérieur de l'album, je trouvais que les collaborations rentraient bien dans le même thème que toi. C'est trop cool, mais c'est qui ces personnes ?
François & the Atlas Mountains: Merci, c'est un méga retour.
Heatfool: Je ne savais même pas que c'était des gens très proches. Je pensais que c'était des artistes comme ça, que tu avais rencontrés au long de ta carrière.
François & the Atlas Mountains: Oui, il y a ce côté, comme tu dis, ça coule dans l'intention, je crois. Ce n'est pas un intrus dans la pièce.
Heatfool: Je vois qu'il y a pas mal de dates à venir aussi. Aujourd'hui, tu vas jouer, à Rennes. Là, on est à L'ubu, tu vas jouer à Rennes ce soir. Je vois aussi qu'il y a Metz, tu vas jouer à Sainte, Aldern, Strasbourg, il y a Paris aussi.
François & the Atlas Mountains: Paris... Strasbourg, les autres dates sont passées. Mais il y a aussi, pas trop loin, il y a Nantes, Saint-Nazaire.
Heatfool: Il y en avait beaucoup. Moi, j'ai juste pioché comme ça, mais j'ai vu qu'il y en avait beaucoup. De celles qui sont passées justement, C'était laquelle ta date préférée?
François & the Atlas Mountains: J'ai beaucoup aimé jouer au festival "Aldern Pop", en Allemagne. Un festival au milieu de la nature. En fait, c'est un festival un peu comme les Trans, qui existe depuis 40 ans. Créé par un passionné comme Jean-Louis Brossard. Et qui a perduré l'idée que le public vient,pas forcément pour voir des artistes qu'ils connaissent, mais pour découvrir. J'aime bien cet esprit.
Heatfool: Donc Aldern, c'était ta meilleure date, ton meilleur souvenir.
François & the Atlas Mountains: Très bon souvenir.
Heatfool: Quel a été ton morceau préféré à faire sur scène ? Des dates qui sont déjà passées.
François & the Atlas Mountains: Je crois que j'aime bien "Heure d'été", qui est un morceau qu'on n'a pas enregistré. Justement, je n'ai pas encore réussi à l'enregistrer avec l'énergie qu'il y a dans le live.
Heatfool: Pour terminer,on va parler de tes talents cachés. Tu aimes bien le cinéma, le dessin.
François & the Atlas Mountains: Ah oui, le dessin, oui. Je l'aime bien dessiner carrément. Je dessine beaucoup.
Heatfool: Mais ça vient d'où tout ça ?
François & the Atlas Mountains: Je pense que c'est un truc lié à l'enfance. J'ai fait un petit carnet de coloriage justement parce que je fais beaucoup de peinture. Et je me suis dit que ce sera, en fait, pour répondre à ta question, je crois que c'est un peu une extension de l'imaginaire. Quand tu es enfant, tu te poses, tu dessines. Avec trois coups de crayon, tu es ailleurs. Tu as des personnages et tout ça. Et donc là, j'ai fait justement un truc destiné aux enfants,pour le coloriage...
Je dessine beaucoup, je fais beaucoup de peinture, je pense que c'est un truc lié à l'enfance. Je crois que c'est un peu une extension de l'imaginaire. Quand tu es enfant, tu te poses, tu dessines. Avec trois coups de crayon, tu es ailleurs.
Heatfool: Merci pour ton temps accordé. Moi, je vais vous dire à la prochaine fois. Bon concert.
François & the Atlas Mountains: Merci.
Heatfool: C'était le Heatfool Radio Show, comme tous les samedis, 17h-18h. J'espère que vous avez passé un bon moment. Allez checker l'album justement « Age Fleuve » de François & The Atlas Mountains. Et moi, je vous dis à la semaine prochaine.
Peace.