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Loi Vidal, les étudiant-e-s se mobilisent

Le par Héloïse Urvoy
Vie Etudiante
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A Rennes, les mobilisations étudiantes et syndicales se multiplient. C-Lab, vous invite à suivre ici les événements au local et au national. 



14/05/18

A 4h30, les forces de police ont évacué le bâtiment B de l'Université de Rennes 2 à la demande d'Olivier David, président de l'Université. L'intervention s'est déroulée sans heurt. Les militant-e-s avaient décidé de n'opposer aucune résistance afin d'éviter les blessé-e-s. 63 personnes occupaient les locaux selon la préfecture qui a relayé l'intention de l'Université de porter plainte en raison des dégradations du bâtiment. L'évaluation du coût des dégâts est en cours, estimée entre 80 000 et 100 000 euros à l'heure actuelle, sans compter les coûts indirects.

Olivier David, président de l’Université de Rennes 2 revient avec nous sur la décision de solliciter la préfecture afin d’évacuer le bâtiment B sur le campus Villejean.


Une nouvelle action est prévue le jeudi 17, date de début des examens.

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05/05/18

La "Fête à Macron", un événement France Insoumise

Le 5 mai, pour les un an de l'élection d'Emmanuel Macron, la France Insoumise, et notamment François Ruffin, ont organisé "La fête à Macron". Un moment de lutte, qui se voulait festif mais constructif. Simon, notre reporter s'est rendu à Paris pour cet événement et à même récolté un message de Ruffin et Mélenchon, à destination des étudiants rennais. Message d'amour pour l'un, message conseil pour l'autre. 


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02/05/18

Radio MNE interroge NDDL depuis le Parlement Européen


Points de vue et témoignages qui retracent l'histoire de la ZAD de Notre-Dame-Des-Landes, contre la construction d'un aéroport sur une zone humide immense et pleine de potentiel agricole mais pas que...

Vue depuis le Parlement Européen de Strasbourg, en avril 2018, lors de la visite du président français Emmanuel Macron, zadiste, eurodéputé.e.s, avocats, élu.e.s locaux s'expriment sur les expulsions menées par le gouvernement, les projets collectifs et individuels présents sur la ZAD, les procédures pas toujours conformes aux règles et leurs sentiments par rapport à ce combat, d'une vie, pour certain.e.s.

Tritons crété.e.s contre béton armé:https://zad.nadir.org/

Réalisation et montage : Mathilde CATTEZ et Jeanne ROY
Musique : Tour de manège


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01/05/18

Plusieurs milliers de personnes pour le défilé du 1er mai à Rennes. 

Le 1er mai, entre 3000 et 6000 personnes se sont rassemblées pour la fêtes des travailleuses et travailleurs. Plusieurs centaines d'étudiant-e-s avaient de leur côté choisi de partir de Rennes 2 à 9h30 pour rejoindre le reste du cortège place de la mairie à 10h30.



Le défilé s'est achevé vers 13h30 sur l'esplanade Charles-de-Gaulle pour les syndicats. Plusieurs centaines de manifestant-e-s se sont ensuite rendus aux abords de l’hôtel de police afin de réclamer la libération d'un-e camarade interpellé-e. Si l'ambiance a parfois été tendue, aucun heurt majeur n'a été constaté. Comme le souligne la préfecture "aucune dégradation des biens n'a été commise".

Ici, un sujet sonore réalisé par Simon, au cœur de la Manif. 


De leur côté, la CNT, l'Unef, Solidaires étudiant-e-s et l'Armée de Dumbledore ont dénoncé des violences policières, "coups de matraques (notamment à la tête), coups de boucliers et gaz lacrymogènes, insultes sexistes et homophobes". Ces organisations décomptent dans leurs rangs une soixantaine de manifestant-e-s blessé-e-s. Elles concluent ainsi : "nous ne nous laisserons pas matraquer sans réagir".



Découvrez ci-dessous photos et légendes du touche-à-tout Politistution, dont vous retrouvez le travail notamment sur alter1fo








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30/04/18

Le blocage continue pour une semaine à Rennes 2

Lors d'une assemblée générale au sein du bâtiment Erève, les étudiant-e-s réuni-e-s ont voté la poursuite du blocage jusqu'au lundi 7 mai. 



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25/04/18

Les campus de Nancy et Metz débloqués par la Police

En Lorraine, le président de l'université à demandé l'aide des forces de l'ordre afin de débloquer les campus. Nos confrères de Radio Campus Lorraine ont documenté cette évacuation, les réactions, et la suite du mouvement. 

Retrouvez:

LE PRÉSIDENT DE L’UNIVERSITÉ DE LORRAINE JUSTIFIE L’INTERVENTION DE LA POLICE et DÉBLOCAGE | « LA CONTESTATION NE S’ARRÊTE PAS AUX PARTIELS », LE COMITÉ DE MOBILISATION NANCY

 

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24/04/18

Sciences Po Rennes débloqué... Temporairement 

Les étudiant.e.s présent.e.s à l'AG de Rennes 1 qui se tenait à l'IEP ont voté l'arrêt de l'occupation pendant les vacances (du 30 avril au 7 mai). 

Des rumeurs d'intervention policière jugées crédibles ainsi que l'arrêt des cours pendant une semaine ont joué dans cette décision. Les étudiant.e.s ont jugé inutile que le petit groupe qui occupe un amphi depuis une dizaine de jours ait à faire face à la possible intervention  imminente des forces de l'ordre. Ils et elles ont décidé d'attendre la fin des vacances pour décider des actions à mener par la suite. 


Les élèves ont insisté sur la dimension victorieuse de l'occupation et du blocage de l'IEP, une première à Rennes 1. N'oubliant pas l'approche des examens, les étudiant.e.s mobilisé.e.s contre les réformes de l'enseignement supérieur ont également considéré que les vacances sont un temps pour réviser. Dans cette optique, ils et elles estiment que continuer à prendre des décisions pour s'organiser dans la lutte aurait moins d'importance si peu prenaient part aux débats. Des étudiant.e.s de Rennes 2 (toujours occupée), présent.e.s à l'AG, ont assuré leur solidarité.

Episode à suivre donc à partir du 7 mai pour Rennes 1, et dès le 30 avril pour Rennes 2, dont les vacances sont en décalé. 

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24/04/18

Des lycéen.ne.s témoignent des répressions subies 


On parle beaucoup des mobilisations dans les universités, mais les lycées ne sont pas en reste ! Le mouvement a mis plus de temps à démarrer, mais prend de l’ampleur en s’associant à celui des facs.


Au lycée, il est plus compliqué de se mobiliser que lorsque l'on est déjà en études, comme l’expliquent Emmanuel.le et Dominique, élèves de lycée à Rennes. Venu.e.s assister et s’exprimer à une AG de Rennes 1, les deux jeunes racontent subir des pressions de la part de la direction de leur bahut, et estiment que leur parole est pourtant légitime… Par mesure d’anonymat, leur voix ont été modifiées :




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24/04/18

Témoignage de violences policières 


La journée de blocage économique à Rennes du 24 avril ne s’est pas passée comme prévue pour les organisateurs et organisatrices. 

La police attendait le cortège qui s’est dirigé aux aurores vers l’entrepôt des bus star, empêchant l’action prévue. Un blocage partiel du centre commercial colombier et de la rocade a été possible… Mais la petite centaine d’étudiant.e.s et de syndiqué.e.s qui voulait tracter les automobilistes du côté de Saint-Grégoire a fait face à des violences policières. Selon Camille Dupont, dont la voix a été modifiée, le cortège a essuyé des coups de matraque, insultes, fouilles, et compte deux blessés à la tête qui ont été hospitalisés :




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24/04/2018 

La poste prend la rue ! 


Depuis 100 jours, les postier.e.s de Rennes sont en grève. En cause, la pause méridienne imposée qui rallongent les journées de travail. Une revendication qu’ils sont venus défendre mardi 24 avril sur la place République. Ce sont 200 personnes qui ont tenté de rallier le Mail depuis République, mais le cortège a été rapidement stoppé par les forces de l'ordre. 



Augmentation du temps de travail, précarisation sont au cœur de la grève instaurée à Rennes par les postier.e.s. Alain, secrétaire du Syndicat PTT de l’Ille et Vilaine voit ce réaménagement du temps de travail comme une politique Tatcherienne. “ On éclate et réorganise la vie quotidienne et le travail des facteur.trice.s, tout en augmentant les cadences”. Sylvie, factrice à Redon se positionne ouvertement contre et vient soutenir ses collègues rennais.e.s “Cette pause coupe la journée, quand les conditions climatiques sont compliquées, c’est impossible de retourner travailler comme ça” 


La mise en place d’un contrat avec Amazon va se répercuter directement sur les employé.e.s. “Ils veulent mettre en place une livraison en J+1, c’est les facteur.trice.s qui vont en pâtir” explique Alain. De nouveaux services mis en place sont aussi sujet à discorde notamment les visites chez les personnes âgées. “On le fait naturellement, on boit des cafés avec nos usagers, on discute ! En tarifant ce genre de service, on est proche de la prostitution” ajoute-t-il. 


“On est payé au ras des pâquerettes et on nous en demande toujours plus. Je ne veux pas bosser à 62 ans jusqu’à 17h, pendant six jours par semaine” déplore Sylvie. Prochain rendez-vous pour la mobilisation du 1er Mai 2018. 



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19/04/2018 


Manifestation, une convergence des luttes

Jeudi 19 avril, une manifestation se tenait à Rennes contre la politique d'Emmanuel Macron. Cheminot.e.s, étudiant.e.s, postier.e.s et employé.e.s hospitalier.e.s se sont rassemblé.e.s. Selon les forces de l'ordre se sont 4 500 manifestant.e.s, (9 000 selon les organisateurs) qui ont rejoint les quais depuis l'esplanade Charles de Gaulle. Héloïse était dans le cortège et a recueilli des témoignages de ces manifestants. Après cette manifestation, une assemblée générale inter-professionnelle a permis l'échange entre les différents manifestants.







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15/04/2018

ZAD, mobilisation contre l'explusion


A l'heure où l'ultimatum de la préfecture arrive à son terme la ZAD est encore sous tension. Ce sont 2500 gendarmes qui sont présent.e.s sur zone pour évacuer les occupant.e.s. Quentin s'est rendu sur le terrain, micro en main, lors d'une intervention le dimanche 15 avril. Etudiant.e.s et Zadistes s'unissent contre l'évacuation du lieu. 


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17/04/2018

Au cœur du Bayou


Le bâtiment B a été renommé "Le Bayou" par les occupants

C'est le mardi 17 Avril, que notre équipe s’est rendue micro en main à l’intérieur de l’occupation du bâtiment B. Depuis maintenant trois semaines, les opposant.e.s à la loi Vidal, ont investi les lieux pour protester. Ceux qui se sont revendiqué.e.s comme la “Communauté du Bayou” font vivre le blocus en dehors des différents événements, manifestations où assemblées générales. Leya s’est prêtée au jeu et nous a guidé à travers ces lieux qui accueillaient, il y a encore quelques semaines, des cours magistraux. 


C’est une véritable organisation millimétrée qui s’est mise en place dans ces bâtiments emblématiques de la lutte étudiante à Rennes. Alors que nous marchons dans ce lieu de vie, Leya nous invite à visiter la cuisine, primordiale à l’occupation. Les denrées sont entreposées sur des tables, au centre trône une immense marmite qui nourrit tous les jours les occupant.e.s. 




“L’autre soir, quelqu’un a cuisiné un risotto, on a aussi eu de la semoule, du couscous” confie la jeune étudiante. Cette cuisine de fortune, permet d’entreposer les aliments, mais actuellement aucun dispositif ne permet la conservation. Les aliments frais sont cuisinés rapidement. Tout le monde met la main à la pâte et est invité à nettoyer le plus rapidement possible. C’est un pot commun qui finance la nourriture et chaque jour un groupe est chargé d’aller au ravitaillement. Le ménage quant à lui fait aussi partie des obligations dans cette vie en collectivité. “On a remarqué que c’était souvent les filles qui faisaient le ménage. On a fait grève, mais ça n’a pas marché” déplore la jeune femme. Un système plus ludique a été mis en place pour inviter tout le monde à s’investir. 

L'occupation nuits et jours

La nuit se sont entre 10 et 50 étudiant.e.s qui dorment dans les deux amphis occupés. Des duvets et matelas sont à disposition. “Étonnamment, c’est très confortable. J’ai l’impression de dormir chez moi” explique Leya. La vie en communauté réserve parfois son lot de surprise et la communauté du Bayou a dû mettre en place une “love room”, des préservatifs sont à disposition pour toutes et tous. Des protections périodiques sont aussi distribuées à celles qui le souhaitent. “Ca permet aux personnes précaires d’avoir les protections de bases.” A terme, ils espèrent que ce procédé s’installe à l’université de Rennes. 

Pour faire vivre l'occupation, des événements sont créés

Du côté de la communication au sein de l’organisation, c’est le traditionnel Facebook qui sert de plateforme de partage. Des groupes Facebook et évènements qui sont partagés à l’ensemble de la “communauté du Bayou”.  


Un choix qui pose quelques problèmes pour la protection des identités. En effet, conscient des récents évènements autour du réseaux social, Leya déplore l’usage de celui-ci. “Personnellement, j’ai du mal à utiliser Facebook, mais tout le monde n’est pas prêt à chercher une autre solution. On utilise des faux comptes, des pseudos, mais c’est encore trop peu” raconte-t-elle. 

Une université populaire pour faire vivre le blocus

En marge de l’organisation des lieux de vie, une université populaire a été votée. Des conférences, cours et débats sont proposés aux occupant.e.s, mais aussi à toute personne intéressée. Sur un tableau, chacun est libre de proposer des ateliers, une fois que celui-ci a récolté au moins 10 votes, il est mis en place rapidement. Ainsi, les occupant.e.s peuvent bénéficier de cours pour le système d’exploitation Linux ou encore des cours de massage. Des conférences autour des thématiques de Mai 68 sont aussi proposées.





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